Le rôle de l'Homme dans la 6e extinction de masse

Selon la journaliste américaine Elizabeth Kolbert, notre planète connaît déjà la 6e extinction de masse de son histoire. Jamais la Terre n’a perdu d’ espèces animales à un rythme aussi effréné. Peut-on encore éviter ces disparitions massives ?

La faute des hommes

Lors des précédentes extinctions de masse, la disparition soudaine de certaines espèces animales était le résultat d'une combinaison de causes naturelles, telles qu'une chute de météorites ou une éruption volcanique. Aujourd’hui, la situation est très différente.

 

Depuis les 100 dernières années, les espèces disparaissent massivement et à un rythme effréné. Les coupables sont bien connus : la déforestation, la surpêche, le braconnage, la pollution et le réchauffement climatique. Bref, nous les hommes !

Liste des espèces menacées

L'impact de l'Homme sur le nombre d'espèces disparues ou en voie de disparition est aussi catastrophique que celui de l'astéroïde qui a conduit à la disparition des dinosaures, affirme Elizabeth Kolbert dans son best-seller The sixth extinction, publié en 2014 afin de réveiller les consciences.

 

Il ne s'agit pas seulement d'animaux aussi emblématiques que le panda géant, l'orang-outan ou le tigre. La Liste rouge des espèces menacées de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) a recensé pas moins de 25 800 espèces animales et végétales menacées, parmi lesquelles l'hippocampe, le pangolin et le koala.

L'ADN, ce précieux héritage

Il est donc urgent d'agir et pour une raison très simple : l'histoire de notre planète s'apparente à un grand cycle de vie. La disparition d'une espèce perturbe l'ensemble de l'habitat, car chaque plante ou animal est la source de nourriture d'un autre organisme.

Les espèces endémiques sont par ailleurs porteuses d'une précieuse diversité génétique, qui disparaît en même temps qu'elles. Le déclin de certaines espèces, comme la rainette verte, le muscardin ou le silène de nuit, est donc loin d'être anodin. Il est donc primordial de protéger la faune et la flore belges.

Quelques conseils pour protéger les espèces de nos régions

  • Installez une ruche ou un hôtel à insectes dans votre jardin, afin d'aider les espèces rares à survivre et à renouveler leur population. Vous pouvez également demander à un apiculteur de placer l'une de ses ruches dans votre jardin ou sur votre toit plat.
  • Dans votre jardin, optez pour des plantes et animaux indigènes, adaptés à l'environnement et plus résistants aux maladies. Les tortues exotiques et palmiers tropicaux menacent la biodiversité locale !
  • Créez un petit coin de nature dans votre jardin, au travail ou à l'école, afin d'attirer les espèces indigènes, et laissez faire la nature ! Il peut s'agir d'un étang, d'une haie, d'un nichoir ou d'une toiture végétale.
  • Soutenez ou devenez membre d'une association de protection de la nature, comme Natagora. Vous pourrez ainsi participer activement aux activités destinées à protéger la nature.

Saviez-vous que…

  • notre pays abrite pas moins de 55 000 espèces différentes de plantes, d'animaux, de champignons et de micro-organismes ?
  • seuls 4 % des espèces présentes dans notre pays ont déjà fait l'objet d'études approfondies ?
  • chaque jour, les biologistes du monde entier découvrent de nouvelles espèces, dont la plupart sont des insectes ou d’autres invertébrés ?
  • notre mode de vie met en péril la survie de plus de la moitié de ces espèces végétales et animales ?
  • entre un tiers et la moitié des espèces animales sont menacées en Belgique ?

>> Plus d’infos sur la 6e extinction ? Rendez-vous à la page 44 de notre nouvel A.S.Magazine, disponible dès à présent dans nos magasins.

A.S.Adventure participe aussi à la préservation de la biodiversité !

>> Cliquez ici pour en savoir plus sur les ruches de BeeOdiversity installées dans notre jardin.