Ascension du mont Ventoux à vélo : conseils, préparation et itinéraires header image

Ascension du mont Ventoux à vélo : conseils, préparation et itinéraires

Modifié mar. 7 avr.
L’ascension du mont Ventoux est un incontournable pour de nombreux cyclistes. Vous souhaitez vous aussi gravir ce mont, qui est surnommé le « Géant de Provence » ou encore le « mont Chauve » ? Grâce aux conseils de notre expert, vous atteindrez votre objectif !

QUI EST-IL ?

Gert Corremans

•    Copywriter

•    Aime voyager (de préférence en train de nuit), lire, faire du vélo et randonner

•    Fait chaque semaine au moins une sortie à vélo d’environ 100 km

•    A fait plusieurs fois du bikepacking, notamment aux Pays-Bas, en France, au Luxembourg, en Espagne et en Lettonie


Étape n° 1 : entraînez-vous

Pour gravir le mont Ventoux, il faut bien plus que du courage. Une bonne préparation fait toute la différence entre une ascension pénible et une ascension en toute confiance. Toutes vos séances d’entraînement ne doivent pas nécessairement se faire à vélo. « Au début surtout, vous pouvez améliorer votre condition physique en alternant le vélo avec de la marche, de la course à pied ou de la natation. »

Essayez de vous entraîner 2 à 3 fois par semaine et augmentez progressivement l’intensité. « Commencez par des séances courtes à faible intensité pour éviter les blessures, puis allongez-les petit à petit. Une fois que vous aurez une bonne base, vous pourrez ajouter des blocs avec une intensité plus élevée. » Ainsi, votre corps apprendra non seulement à travailler plus longtemps, mais aussi à mieux gérer l’effort.

« Si vous souhaitez gravir le Ventoux au départ de Bédoin, vous aurez plus de 1 600 m de dénivelé. Il est donc plus judicieux d’inclure des montées difficiles dans votre préparation. » Vous ne trouverez sans doute pas d’équivalent au mont Ventoux près de chez vous, mais par exemple les Ardennes offrent déjà de belles montées pour vous entraîner. Une journée de vélo dans les Ardennes flamandes ou un séjour dans les Vosges peuvent également vous aider à bien vous préparer.


Vélo de route bleu à côté du panneau « Sommet du Ventoux 1909 m » au sommet.

© Lieze Peeters


Étape n° 2 : choisissez votre versant

Avec ses 1 910 m d’altitude, il peut être gravi par trois versants différents, chacun ayant ses propres particularités. Non seulement la distance et la pente moyenne comptent, mais le rythme de l’ascension joue aussi un rôle important.

Au départ de Bédoin : l’itinéraire le plus difficile

•    Distance : 21,5 km

•    Dénivelé : 1 610 m

•    Pente moyenne : 7,5 %


« C’est l’option classique, mais aussi la plus difficile. C’est par ce versant que les cyclistes professionnels le grimpent lors du Tour de France. Cette ascension traverse en grande partie la forêt, mais lorsque vous pédalez sur le versant sud, il fait rapidement chaud. Mieux vaut donc éviter de se lancer l’après-midi sous un soleil de plomb. Grâce aux pentes plutôt régulières, ce versant de la montagne réserve peu de surprises. Mais ne vous méprenez pas : il ne vous donnera aucun répit et vous ne serez pas épargné. Ce sont surtout les derniers kilomètres, une fois que l’on pénètre dans le paysage lunaire et aride, qui sont difficiles. Vous ferez face à un vent de face violent. »

Au départ de Sault : l’itinéraire le plus facile

•    Distance : 26 km

•    Dénivelé : 1 220 m

•    Pente moyenne : 4,7 %


« Sault est le point de départ idéal pour une découverte accessible du mont Ventoux. Les premiers kilomètres sont relativement faciles, vous avez l’impression d’être sur une pente douce. Mais attention, le plus dur arrive à la fin : à partir du Chalet Reynard, vous empruntez le même tronçon final que l’ascension au départ de Bédoin, et donc la même route qui traverse le paysage lunaire où vent et soleil règnent en maîtres. Pensez donc à économiser votre énergie au début, car les derniers kilomètres ne pardonnent pas. »

Au départ de Malaucène : l’itinéraire le plus varié

•    Distance : 21,2 km

•    Dénivelé : 1 570 m

•    Pente moyenne : 7,5 %


« L’itinéraire au départ de Malaucène est le plus varié des trois. Ici, il est plus difficile de trouver un rythme régulier, car les passages plus raides sont entrecoupés de tronçons plus doux. Pour certains cyclistes, cela rend l’ascension d’autant plus difficile. Pour d’autres, c’est justement plus agréable, car cela permet de récupérer un peu de temps en temps. Les vues sont magnifiques, même en descente. »


Deux images : cycliste attachant son casque ; gros plan sur un maillot noir à fermeture.

Étape n° 3 : choisissez le bon vélo et équipement

« L’ascension du Ventoux se fait de préférence avec un vélo de course bien réglé et doté de vitesses légères. Dès le début de votre ascension, essayez de trouver un rythme confortable que vous pourrez maintenir sur la durée. Dosez vos efforts et ne pédalez pas plus que nécessaire. Votre plus petite vitesse n’est pas un joker que vous pouvez garder en réserve pour les passages plus raides. Vous économiserez de l’énergie en gérant bien vos vitesses et en évitant de gaspiller vos forces sur les tronçons plus faciles. »

Un VTT n’est pas adapté. « Ce type de vélo est généralement plus lourd et son guidon large n’est pas un avantage pour une telle ascension. Prenez votre propre vélo, dont vous avez déjà l’habitude de la hauteur de selle et de la position. Avant de partir, faites contrôler votre vélo, et en particulier ses freins, ses pneus et sa transmission, par un atelier. »

Les pédales automatiques peuvent être pratiques si vous en utilisez déjà, mais elles ne sont pas indispensables ici. « Si vous vous sentez plus confiant avec des pédales plates, vous n’avez pas besoin de les changer pour votre ascension. Le confort et la confiance vous apporteront bien plus que des pédales auxquelles vous n’êtes pas habitué. »

Si la descente vous fait peur, vous pouvez demander à vous faire ramener en voiture depuis le sommet. Mais si vous souhaitez descendre le mont Ventoux à vélo, assurez-vous que vos freins sont en parfait état.


Conseil : un cycliste bien préparé en vaut deux

Votre vélo doit lui aussi être prêt pour cette ascension. Alors faites-le vérifier en faisant un contrôle complet pour prendre le départ sans stress.


Cycliste avec casque et lunettes à côté d’un vélo de route en montagne.

Étape n° 4 : portez les bons vêtements de cyclisme

Sur le mont Ventoux, il arrive que la chaleur estivale ressentie au pied contraste avec la fraîcheur surprenante du sommet. « De nombreux cyclistes sous-estiment cette différence de température. Portez des vêtements de cyclisme qui vous aideront à rester au frais pendant la montée, mais prenez aussi de quoi vous couvrir pour le sommet et la descente. »

« Un bon cuissard avec peau de chamois rendra les longues heures en selle beaucoup plus agréables et évitera les irritations au niveau des fesses. Vous pouvez opter aussi pour un maillot de cyclisme respirant qui évacue rapidement la transpiration et garde le haut du corps au frais. Les poches arrière étant suffisamment grandes, vous pourrez y glisser quelques barres et gels énergétiques. »

« Un casque de vélo léger avec une bonne ventilation ne sera pas un luxe superflu, mais un précieux atout dans les montées par forte chaleur. Des lunettes de cyclisme vous seront aussi pratiques, non seulement pour vous protéger du soleil, mais aussi de la poussière, des insectes et du vent dans la descente. Des gants de cyclisme vous permettront de garder une bonne prise sur le guidon et les freins en tout temps, ce qui est essentiel pour effectuer la descente en toute sécurité. N’oubliez pas de prendre un coupe-vent ou une veste imperméable légère avec vous. Une fois que vous serez dans le paysage désertique, le vent peut souffler très fort, et en descente notre corps se refroidit rapidement. »


Conseil : trouvez la tenue adaptée à votre aventure à vélo

De bons vêtements de cyclisme améliorent non seulement votre confort, mais aussi votre plaisir sur la route. Choisissez donc des vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise pour pédaler pendant de nombreuses heures. Et pour profiter de vos vêtements de cyclisme le plus longtemps possible, mieux vaut savoir comment les laver et les entretenir correctement.

Voici comment bien entretenir vos vêtements et chaussures de cyclisme

Deux images : borne « Sommet ALT 1910 m » ; route vers une tour sur un sommet nu.

Étape n° 5 : vérifiez la météo

La météo n’est pas un détail sur le mont Ventoux, mais un facteur déterminant. « Cette montagne est réputée pour ses conditions très capricieuses. Le vent peut rendre la montée (et surtout la descente) nettement plus difficile et la météo peut changer soudainement. »

« Prenez le départ de préférence en début de matinée. C’est souvent plus agréable que de partir plus tard dans la journée, quand la chaleur est bien installée. Tenez également compte de la différence entre le pied du mont et son sommet. Même si le début de l’ascension se fait sous des températures estivales, il peut faire froid et couvert à l’arrivée. »

Vérifiez donc toujours les prévisions météo avant de partir et renseignez-vous sur les éventuelles fermetures en raison du vent ou de mauvaises conditions. « Choisir le bon jour n’est pas un luxe, mais une question de bon sens. »


Étape n° 6 : mangez et buvez régulièrement

« C’est une ascension au cours de laquelle on transpire beaucoup, surtout quand il fait chaud et qu’on avance à faible vitesse. N’attendez donc pas d’avoir soif pour boire. Essayez de boire de petites gorgées de manière régulière et ayez suffisamment de quoi vous hydrater en cours de route. S’il fait chaud, vous aurez vite besoin de plus que deux bidons. Pour rester performant, vous devez boire un demi-litre toutes les demi-heures. L’eau est importante, mais elle ne suffit pas toujours. Une boisson isotonique peut vous permettre de faire le plein de sels et d’énergie. »

Mangez avant d’avoir faim. « N’attendez pas de ressentir de la faim, car à ce moment-là, il sera déjà trop tard. Les barres énergétiques, les tranches de pain d’épices ou autres aliments énergétiques peuvent vraiment faire la différence sur la route. Pensez à prendre un gel énergétique concentré pour la dernière demi-heure, pour avoir un coup de fouet dans la dernière ligne droite. »

N’essayez jamais de nouveaux aliments lors de votre ascension. « Tout ce que vous prenez avec vous doit d’abord avoir été testé lors de vos séances d’entraînement. L’estomac aime rarement se laisser surprendre lors d’une montée difficile. »


Deux images : gros plan sur une « Chimpanzee Energy Bar » ; cycliste en train de manger.

Étape n° 7 : adoptez une bonne technique d’ascension

« Une bonne ascension commence par une position détendue. Gardez les bras légèrement fléchis et les mains confortablement posées sur le haut du guidon ou sur les poignées de frein. Ne vous penchez pas trop en avant. Votre poids doit reposer sur votre selle, et non sur vos mains ou vos poignets. »

« Restez assis autant que possible pendant l’ascension. C’est plus efficace et moins fatigant pour votre corps. Vous pouvez bien sûr brièvement vous mettre debout, par exemple pour solliciter vos muscles autrement ou pour franchir un tronçon plus raide. Cette position demande évidemment plus d’énergie. »

« Rétrogradez à temps et essayez de maintenir une cadence régulière. Plus vous pédalez régulièrement, mieux c’est. Cette montagne n’exige pas un effort intense de seulement quelques minutes, mais un long effort qu’il faut doser de manière réfléchie. Rien à voir avec la grosse pente à côté de chez vous que vous prenez vite d’assaut à la force de vos muscles. Ici, vous allez devoir tenir environ 2 h 30. Alors assurez-vous de garder de l’énergie pour les très difficiles derniers kilomètres qui traversent ce paysage aride. »

Très important également : « Ne commencez pas l’ascension à froid. Prévoyez au moins 30 minutes d’échauffement. L’idéal est d’intégrer l’ascension à une belle balade dans la région. Ainsi, vous n’aurez pas l’impression de vous retrouver face à un mur. »


Étape n° 8 : divisez l’ascension

« Lorsque l’on se trouve au pied de la montagne pour la première fois, mieux vaut ne pas regarder le sommet en permanence. Cela peut vite démotiver. L’ascension sera plus facile à gérer si vous la divisez en petites étapes et en vous fixant des objectifs intermédiaires. »

« Concentrez-vous sur le tronçon suivant : un virage, un panneau de signalisation ou un point au loin. Cela vous sera très utile, en particulier pour grimper le mont Ventoux, même si les lignes droites sont parfois plus longues qu’on ne le voudrait. Évitez de penser à la distance qu’il vous reste à parcourir. Dites-vous plutôt : un objectif à la fois. »

« Parallèlement, gardez une respiration calme et contrôlée, et essayez de ne pas haleter. Un bon rythme peut sembler ennuyeux, mais c’est exactement ce qu’il faut faire. Une longue ascension se gère avec patience. Ne soyez pas non plus tenté de réserver votre plus petite vitesse pour plus tard. Utilisez ce dont vous avez besoin pour continuer à pédaler de manière fluide. »


Cycliste prenant un selfie à côté de son vélo sur une route de montagne avec vue panoramique.

Étape n° 9 : suivez votre propre rythme

L’ascension du mont Ventoux est un défi autant mental que physique. C’est pourquoi vous devez avoir confiance en vous et être capable de relativiser.

« Ayez confiance en vous, car vous savez que vous vous êtes préparé. Relativisez, car tout n’a pas besoin d’être parfait. La chaleur peut être difficile à gérer, le vent peut être contraire et vos jambes peuvent supporter moins bien que prévu l’effort. Tout cela fait partie de l’aventure. Ne vous laissez pas décourager. »

« Ne regardez pas trop les autres non plus. Laissez passer ceux qui vont plus vite. Ne dépassez pas vos limites en essayant de suivre quelqu’un. Ce n’est pas une course, mais une ascension personnelle. Plus vous conserverez votre calme, plus il vous restera d’énergie dans vos jambes et plus vous pourrez encore profiter du paysage pendant votre ascension. »


Étape n° 10 : faites la descente en toute sécurité

La descente du mont Ventoux est agréable, mais mérite le respect. Ici, un seul mot d’ordre : anticiper. « Regardez suffisamment loin devant vous pour vous donner un temps de réaction supplémentaire, freinez à temps et n’attendez pas le dernier moment. Ne freinez pas non plus au milieu d’un virage. Conseil : ouvrez la carte sur votre GPS, vous pourrez ainsi évaluer correctement les virages. »

« Gardez les bras légèrement fléchis pour absorber les chocs et reculez légèrement sur votre selle. Dans les virages, maintenez la pédale du côté intérieur en position haute afin qu’elle ne touche pas le sol. Choisissez une ligne fluide, mais restez toujours sur votre voie. »

« Freinez par intermittence, utilisez les deux freins avec modération et laissez le vélo rouler entre deux freinages. La descente vers Sault est souvent considérée comme la plus sûre, notamment parce que la circulation y est plus calme. Quel que soit votre choix, ne vous laissez pas emporter par la vitesse. Mieux vaut garder le contrôle que jouer les téméraires. »



Encore plus d’inspiration


Découvrez-en plus

Paramétrage des cookies pour une meilleure expérience en ligne

Pour vous garantir la meilleure expérience en ligne, nous utilisons des cookies marketing, analytiques et fonctionnels (et des technologies similaires). Pour plus d'informations, nous vous renvoyons également à notre cookie policy. Sur nos sites, des tiers placent parfois des cookies de suivi pour vous montrer des publicités personnalisées en dehors du site web. En outre, des cookies de suivi sont placés par les réseaux sociaux. En sélectionnant « accepter les cookies », vous acceptez cette option. Pour ne pas avoir à vous poser la même question à chaque fois, nous enregistrons vos préférences concernant l’utilisation des cookies sur notre site Internet pour une durée de deux ans. Vous pouvez modifier vos préférences à tout moment via la politique en matière de cookies au bas de chaque page du site Internet.

Paramétrage des cookies pour une meilleure expérience en ligne

Pour vous garantir la meilleure expérience en ligne, nous utilisons des cookies marketing, analytiques et fonctionnels (et des technologies similaires). Pour plus d'informations, nous vous renvoyons également à notre cookie policy. Sur nos sites, des tiers placent parfois des cookies de suivi pour vous montrer des publicités personnalisées en dehors du site web. En outre, des cookies de suivi sont placés par les réseaux sociaux. En sélectionnant « accepter les cookies », vous acceptez cette option. Pour ne pas avoir à vous poser la même question à chaque fois, nous enregistrons vos préférences concernant l’utilisation des cookies sur notre site Internet pour une durée de deux ans. Vous pouvez modifier vos préférences à tout moment via la politique en matière de cookies au bas de chaque page du site Internet.