Valais : Pour de beaux hivers sans frontières

Freerider débutant ou expérimenté, dans les hauts domaines skiables du Valais, vous pourrez vous en donner à cœur joie. En prime : une vue fantastique sur l'imposant massif des Alpes. Les reporters Gert et Mike ont exploré le pays des merveilles hivernales sur et en dehors des pistes. 


Des sorcières sur les skis

Le téléférique démarre à Blatten et vous emmène 700 mètres plus haut, dans le cœur du domaine skiable. À part la station de télécabine moderne, tous les bâtiments affichent le style chalet. L'école de ski se reconnaît à son portail surmonté d'un chapeau de sorcière, qui fait référence à une vieille légende inspirant la célèbre course de ski des sorcières de Belalp. Les skieurs dévalent la montagne déguisés en sorcières, depuis le Hohstock (3 118 mètres) jusqu'à Blatten (1 322 mètres), une folle descente de douze kilomètres.

 

Belalp, avec ses soixante kilomètres de pistes, est à la fois magnifique et palpitant. Dans la station, les véhicules sur roues sont interdits. Nous louons notre matériel de ski et prenons le taxi-motoneige vers l'Hotel Belalp, qui trône depuis 1856 su sommet du glacier d'Aletsch, à côté d'une ancienne chapelle. L'hôtel compte trois mille propriétaires, réunis en une société qui décide des investissements de manière démocratique. Les sommets à plus de 4 000 mètres entourent la vallée que nous admirons pendant notre déjeuner.

Le pays des merveilles hivernales

Une heure plus tard, nous descendons en raquettes sous le regard des clients du restaurant, puis disparaissons dans la neige. En un peu plus de deux heures, nous sommes de retour à Blatten. Nous effectuons le chemin inverse de la télécabine et suivons ainsi celui des troupeaux au début de l’été. Les agriculteurs aiment faire paître leur bétail dans les riches prairies de haute montagne, comme c’est le cas à côté de notre hôtel. Dans le temps, cette ascension prenait plusieurs jours. En chemin, les vaches logeaient dans des refuges, et l'agriculteur dormait sur un plancher au-dessus du bétail, qui faisait office de chauffage. Ces refuges servent de repères sur notre chemin. Notre guide Fredy s’émerveille des nombreux oiseaux chanteurs qui résonnent dans les alpages recouverts de neige fraîche. « Normalement, en mars, on n’entend pas beaucoup les oiseaux », dit Fredy. « Le printemps arrive tôt cette année. » 

 

Avec ses jumelles, nous essayons d’apercevoir des chamois. Là où la montagne est très exposée au soleil, nous restons à distance les uns des autres. Car la neige qui fond lentement ne pourrait pas nous porter tous en même temps. Une cascade, dans l’ombre, est encore gelée. À Blatten, l’eau de fonte s’écoule des chalets et des granges. En effet, le printemps arrive tôt, nous pouvons le voir de nos propres yeux.

Un paradis pour les freeriders

Benny Jossen, moniteur de ski et guide de montagne, a grandi dans une ferme et, comme Fredy, il est attaché à la nature et aux traditions de Belalp. Cet accompagnateur de champions olympiques vous fait découvrir la délicieuse cuisine de montagne et les vins fins dans son restaurant Bergführerstübli dans le village d'Egga. Aujourd’hui, il nous fait visiter la station de ski. Au sommet du télésiège qui nous emmène jusque Hohstock, un tunnel mène vers l’une des plus belles pistes de freeride de Suisse. La montagne semble former des gradins comme dans une salle de spectacle. Sur scène : les légendaires géants alpins tels que le Cervin et le Weisshorn. Durant les trois jours qui suivent une chute de neige fraîche, la piste est réservée aux freeriders. Ensuite, elle est damée pour former une large piste noire vertigineuse. Malheureusement, en raison du risque accru d’avalanche, nous devons nous contenter d'y jeter un coup d'œil. Mais cela n’entame pas notre plaisir.

 

Les autres pistes sont excellentes, et le « Kaffee fertig » (du café avec du schnaps à l’abricot et de la crème fraîche) nous aide à nous réchauffer. Toutes les pistes, y compris celles de freeride, sont surveillées en permanence pour déceler les risques d’avalanche. On ne badine pas avec la neige. Il y a vingt ans, c’est tout un flanc de montagne qui s’est effondré. « Sans faire de victimes », précise Benny. Les gens ici comprennent la montagne.

Dans la poudreuse

À côté de Belalp, on trouve aussi la région de Nendaz, qui évoque un sentiment de village de montagne. Des hôtels, restaurants, bars et clubs côtoient de grands chalets de cinq ou six étages. Mais vous êtes au milieu des montagnes et vous avez un accès direct au domaine des 4 Vallées, qui offre 400 km de pistes. Mont-Fort, le toit du domaine skiable qui culmine à 3 330 mètres, est dans les nuages et est fermé. Le domaine des 4 Vallées possède sept pistes de freeride qui étaient ouvertes cet hiver. Veillez toutefois à respecter toutes les mesures de précaution et lisez toujours le bulletin d'estimation du risque d'avalanche.

D'abord marcher, puis glisser

Le matin suivant, nous nous essayons au ski de randonnée. D'abord, il faut monter vers votre point de départ à la force de vos jambes et de vos bras. Les « peaux de phoque » sous vos skis assurent l’adhérence sur la neige et les fixations spéciales permettent à votre talon de bouger librement, comme si vous marchiez. Nous montons les pentes raides en zigzaguant. Deux heures plus tard, et 500 m plus bas, nous mangeons au restaurant de montagne de Combatseline. La cuisine propose une Assiette valaisanne. Nous enlevons ensuite les peaux sous nos skis, et nous nous laissons glisser sans effort jusque Siviez. À Nendaz, plusieurs itinéraires de ski de randonnée étaient ouverts l'hiver dernier.

La haute montagne ensoleillée

Le Valais doit sa renommée de canton des sports d’hiver à ses 45 sommets de plus de 4 000 m et à son orientation sud, synonyme d'ensoleillement. La plus haute piste de ski est située à Mont-Fort (3 330 mètres), dans le célèbre domaine skiable des 4 Vallées. Le village de Belalp, plus petit (pour l'instant !) a encore le statut de station pour initiés. Découvrez ici davantage d'informations sur Belalp4 ValléesNendaz et région du Valais.

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Texte : Gert Corremans / Photos : Mike Steegmans

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