basket.timer.attention

basket.timer.time.is.running.out

Pédaler sans transpirer: l'e-bike expérience


Pédaler sans transpirer: l'e-bike expérience

Nous sommes tous ancrés dans nos petites habitudes. Chaque jour, nous nous retrouvons sur la route, coincés dans les mêmes embouteillages interminables. Ou sur le quai d'une gare à attendre le énième train en retard. Mais que se passerait-il si nous troquions les transports publics ou la voiture pour un e-bike? Les collaborateurs d'A.S. Adventure, Chris et Sébastien, ont fait le test.

Les présentations ...

  • Nom: Sébastien Tittel
  • Âge : 37 ans
  • Fonction : Responsable Travel chez A.S.Adventure Waver depuis 2007
  • Domicile : Glimes (à 22km de Wavre)
  • Fait la navette en : voiture
  • E-bike: Stromer ST2
  • Nom : Chris Van Riel
  • Âge : 47 ans
  • Fonction : B2B Manager au siège central d'A.S. Adventure à Hoboken depuis 2010
  • Domicile : Broechem (à 22 km de Hoboken
  • Fait la navette en : voiture
  • E-bike: Stromer ST1

Fini les excuses!

C'est trop loin, il faut rouler trop longtemps, pas envie de se lever plus tôt ou de rater le petit déjeuner en famille. Pas ou peu de pistes cyclables agréables en chemin. Un trop gros investissement (si on n'en est pas heureux, c'est vrai que cela peut sembler cher).

 

Sébastien et Chris avaient d'innombrables raisons - tout comme beaucoup d'autres belges - d'éluder l'achat d'un vélo électrique d'un geste de la main. Ou n'étaient-ce que des "excuses" ? The proof of the pudding is in the eating... Autrement dit: on n'est jamais sûr avant d'avoir vérifié par soi-même. Nous leur avons donc prêté un e-bike avec pour seule mission de l'utiliser pour faire le trajet travail-domicile pendant une semaine. Et la promesse que nous en reparlerions ensuite. Tope là ? Tope là !

 

Voici leurs considérations après cette expérience :

1. Contre tous vents

« Qu’il vente, qu’il pleuve seulement ! », nous écrit Chris par mail le soir où débuta l’expérience en e-bike avec, en annexe, la photo de son coupe-vent, son pantalon imperméable et son sac de cyclisme en Gore-Tex. Et il en fit bon usage car, le premier jour du test, l’automne se déchaîna sur notre plat pays. « Bien trempé par la pluie… mais pas par la sueur », conclut-il à son arrivée. Ce qui représente une grande différence avec un vélo classique, bien évidemment. Car, en cas de vent contraire, il faut déployer plus d’énergie. Vent dans le dos ou vent de face ? Sur un e-bike on ne constate la différence que sur le compteur de vitesse.

Verdict:

Sur l'e-bike, on est exposé aux éléments alors que dans une voiture, on est au chaud et au sec. C'est ennuyeux en cas de pluie, de vent et de froid glacial, mais grâce à un équipement adéquat vous pouvez facilement défier le climat.

2. À l'extérieur, en pleine conscience

Cela fait bizarre sans airco et sans autoradio au début. Il faut s’habituer au silence de la nature que l’on traverse. Chris raconte : « On sent la pluie et le vent fouetter le visage, on sent l’odeur du macadam et de l’herbe humide. On voit le soleil se lever et on entend le doux chant des oiseaux. Cela me manque vraiment lorsque je suis en voiture ! ». Un petit extra sympa : on arrive frais, dispo et plein d’énergie pour débuter la journée de travail au bureau.

Verdict:

Grâce à l’e-bike, on est plus proche de la nature, on remarque le changement des saisons et on passe le temps agréablement tout en se vidant la tête. Il s’agit vraiment d’une situation gagnant-gagnant pour le corps et l’esprit !

3. Pédaler sans peine

Le petit moteur électrique d’un e-bike s’utilise de deux manières différentes : soit comme un petit coup de pouce en cas de rude montée, pendant quelques kilomètres sur un « faux plat » ou comme assistance permanente pendant tout le trajet. Sébastien est emballé : « Lors de l’avant-dernier jour, j’ai explosé tous les records : assistance maximale du pédalier pendant tout le parcours. Résultat ? 21 kilomètres en 31 minutes ! Sans la moindre courbature aux jambes. »

Verdict:

Que vous vouliez vous faciliter la vie ou effectuer un entraînement relativement intensif, c'est vous qui déterminez à quel moment vous allez enclencher l'assistance au pédalage. Quoi qu'il en soit, vous restez physiquement à l'air libre..

4. Meilleure gestion du temps

Si vous y gagnez vraiment à vous rendre à votre travail en e-bike, cela dépend en réalité de plusieurs facteurs : l’état de la piste cyclable, le nombre de feux rouges sur le trajet. Quoi qu’il en soit, l’e-bike reste une alternative plus écologique que le traditionnel « pare-choc contre pare-choc ». « Si j’utilise ce moyen de locomotion, c’est moins pour le gain de temps, » affirme Chris. « Le trajet dure aussi longtemps qu’en voiture. La différence réside dans le fait qu’on n’arrive pas du tout stressé chez soi après les bouchons. Au contraire, on a évacué le stress de la journée de travail à vélo. »

Verdict:

Pour une distance de 20 à 30 kilomètres, l’e-bike n’est pas plus rapide que la voiture (à moins qu’un camion ne se soit retourné sur le ring de Bruxelles), mais le sentiment que l’on n’est pas constamment ralenti ou retardé par le trafic sur la route est procure un bien-être inestimable.

5. Contact social

Pour Chris le sentiment d’appartenance au groupe de navetteurs sur deux-roues fut une véritable révélation: « Un sourire amical par-ci ou un hochement de la tête par-là lorsque l’on se croise font réellement la différence. A vélo, on n’est jamais seul ! On longe les embouteillages ou on attend le feu vert ensemble… J’avais vraiment le sentiment de faire partir d’un groupe. » Bref, le média social transposé dans la vie réelle.

Verdict:

En voiture, tout le monde fixe la route devant soi, sans tenter de lier un contact avec les autres automobilistes ou usagers de la route. Pour ceux qui aiment l'interaction sociale, l'e-bike est le moyen de locomotion par excellence. Si, de surcroît, vous avez la chance d'acquérir un beau modèle, les regards d'admiration ne manqueront pas.

Conclusion ?

Nos pilotes de test ont clairement été convaincus des avantages de l’e-bike. Mais comptent-ils en acquérir un pour autant ? Chris : « Après cette expérience incroyable, j’y songe sérieusement. Mon fidèle deyx-roues va me manquer… »

Bon à savoir

 

Législation

  • Un vélo électrique avec une assistance au pédalage jusqu'à une vitesse de 25 km/h et livrant unepuissance de max. 250 W tombe selon la législation Belge sous la catégorie de vélo classique.
  • Un casque de vélo n'est - pour l'instant - pas obligatoire, mais vivement conseillé. Il faut également savoir que la vitesse plus élevée présente plus de risques en cas de nids-de-poule ou de revêtement détérioré.
  • Étant donné que les vélos électriques rapides peuvent dépasser les 25 km/h, le législateur belge les considère comme des vélomoteurs de classe B. Voici les règles supplémentaires dont vous devez tenir compte :
    • Une assurance responsabilité civile obligatoire pour véhicules à moteur
    • Un permis de conduire A3 (vélomoteur de classe B) ou un permis de conduire B (permis voiture)
    • Un casque homologué
    • Être en possession de sa carte d’identité, de son permis de conduire et de son certificat d’assurance lorsque l’on se déplace sur la voie publique
    • Circulation possible sur les pistes cyclables, sauf s'il est explicitement indiqué « B interdit »
  • Si vous vous rendez sur votre lieu de travail avec un vélo assisté, vous avez également droit à une compensation de votre employeur au même titre que les autres cyclistes.

 

Batterie

  • Si vous voulez retirer la batterie, conservez-la de préférence à l'intérieur - certainement en cas de gel. Cela ne peut que se révéler bénéfique pour sa longévité et sa puissance d'action.
  • Chargez la batterie lorsque sa capacité est réduite à 25 et 50 %. N’attendez pas qu’elle soit complètement «vide». Cela aurait un impact négatif sur sa longévité.

 

Prix

  • Un e-bike avec moteur sur la roue arrière ou sur le pédalier revient à environ € 1.500. Si vous préférez un «high speed e-bike » développant une assistance au pédalage jusqu’à 45 km/h, le prix peut s’élever de € 3.000 à € 6.000..