10 rencontres au bord du Danube   

Pendant trois mois, Arthur Wijns a voyagé à travers l'Est de l'Europe avec le Danube pour fil conducteur. Il a parcouru 3.000 kilomètres en kayak sur le deuxième plus long fleuve d'Europe, mené des recherches scientifiques sur la pollution de l'eau, mais a surtout rencontré des dizaines de personnes extraordinaires. Voici les dix rencontres les plus marquantes, commentées par Arthur Wijns.  

Entraîneur de kayak

« Au cours de mon périple de trois mois en kayak, j'ai croisé un jour l'entraîneur du champion d'Europe de canoë-kayak : une rencontre épique ! Il m'a beaucoup ému : il doit payer de sa propre poche l'entraînement de ses élèves. S'il ne le fait pas, le champion serbe ne pourra pas participer aux prochains Championnats d'Europe ».

Auto-stop à Bucarest 

« Dans la capitale roumaine, j'ai été pris en auto-stop par deux Moldaves, qui venaient d'acheter une voiture en Bulgarie et retournaient en Moldavie. Curieux comme je peux l'être, je n'ai pas pu m'empêcher de leur demander s'il est vrai que tout le monde se balade avec une arme en Moldavie. ‘Bien sûr, mieux vaut être bien armé chez nous’, me répondirent-ils, laconiques ».

Les fêtes dans le Delta du Danube    

« Lors d'une fête dans le Delta du Danube, la population m'a offert de la soupe de poisson, du poisson grillé, de la terrine de poisson, de la bière et du vin. J'avais donc souvent l'esprit quelque peu embrumé dans mon kayak ... »

Se perdre dans le Delta du Danube 

« Après avoir erré des heures dans le Delta du Danube, un véritable labyrinthe aquatique, un aimable pêcheur m'a finalement indiqué le bon chemin. ' Soyez prudent, certaines personnes s'y perdent et y errent parfois pendant plusieurs jours ', m'a-t-il averti ».

En visite chez le guide    

« Le guide du Parc national de Djerdap, en Serbie, habite dans une cabane à la frontière serbo-roumaine. Il m'a accompagné sur les pentes abruptes des Carpates. Dès notre retour chez lui, il m'a offert du pain et servi le meilleur fromage de chèvre que j'aie jamais mangé ».

Dégustation de caviar en Serbie 

« Ce réalisateur serbe a voulu m'emmener dans son restaurant préféré.  Je devais absolument goûter le ‘caviar blanc’. Ce n'est pas du vrai caviar, mais un délicieux succédané élaboré à partir d’œufs de carpe. Une merveilleuse rencontre, avec l'un des plus grands réalisateurs serbes ».

Conseils à Wildungsmauer    

« Quelque part entre Vienne et Bratislava, dans le pittoresque village de Wildungsmauer, Loïc et moi avons rencontré cette formidable dame âgée de 80 ans. Elle tenait l'unique commerce du village et nous a immédiatement adoptés. Elle nous a tout raconté sur ce qu'elle savait du Danube et nous a régalé de délicieuses spécialités ».

Interview avec une spécialiste du fleuve    

« Les eaux du fleuve n'ont plus aucun secret pour Suzanne, véritable spécialiste du Danube et experte du milieu aquatique. Je l'ai interviewée à Vienne, pour tout savoir à propos de ce fleuve sur lequel je voguais depuis tant de semaines ».

Les biscuits de la photographe 

« Après le départ de Loïc, nous avons été accueillis par une photographe de National Geographic, qui nous a obligés à manger tous ses biscuits faits maison. Après toutes ces journées passées sur l'eau, ce n’était pas pour nous déplaire... Un pur délice ! »

Marathon à Sigmaringen    

« À Sigmaringen, j'ai rencontré le champion du monde d'ultra-fond. Stefan avait parcouru 530 km en six jours et s'élançait désormais à l'assaut de la partie allemande du Danube. De la Forêt-Noire à Passau, soit un parcours de 600 km en dix jours. Stefan avançait plus vite à pied que moi en kayak ».

Arthur Wijns…

 

  • est biologiste de formation
  • avait 24 ans lors de son périple en kayak
  • avait déjà effectué des voyages au Pérou, au Costa Rica, en Australie et en Nouvelle-Zélande
  • adore partir en vacances en auto-stop à travers l'Europe
  • Précédents voyages en solitaire : un voyage à vélo en Irlande et deux mois à errer en Nouvelle-Zélande.
  • Son prochain voyage : au Congo, en Pologne ou en Colombie.
  • Point culminant de ce voyage : « Le contact avec les locaux et le constat que le monde est peuplé de personnes ouvertes et serviables ».

 

Découvrez le récit complet d'Arthur Wijns dans l'A.S.Magazine 37