Ayacucho et le Kenya, plus proches que vous ne le pensez

En achetant un produit Ayacucho®, vous vous faites plaisir tout en soutenant une bonne cause. Dans ce récit de voyage, nous vous emmenons au Kenya : découvrez comment l'achat d'une polaire bien chaude ou d'un sac de couchage douillet permet non seulement d'améliorer votre confort, mais aussi de contribuer à des projets de développement communautaire.

D'Ayacucho® à Hadithi

Une vingtaine de femmes dansent en marquant le rythme avec leurs pieds et balancent leur corps en chantant sans cesse les mêmes refrains. Cette scène colorée se déroule dans un petit bâtiment semi-ouvert, entre les arbres : la nouvelle maison communautaire où se réunissent les femmes de Kisimenyi pour tisser et ranger en lieu sûr des paniers.

 

Elles ont d'ailleurs un lien avec notre pays : avec son organisation Hadithi, la Belge Lore Defrancq vient en aide à ce groupe de femmes. Vous avez peut-être un tel panier chez vous. Disponibles en Belgique chez Juttu, ils seront également vendus à partir du mois de décembre dans les magasins A.S.Adventure.

 

Si vous possédez un produit Ayacucho®, il est fort probable que vous ayez personnellement contribué à la construction de cette maison communautaire.  

Des paniers qui ont une histoire

Lore Defrancq travaille depuis 2011 pour Wildlife Works. Cette organisation loue des terres à des propriétaires privés entre les parcs nationaux de Tsavo Est et Tsavo Ouest, afin de laisser la nature reprendre ses droits et permettre à la faune et la flore de se développer librement.

 

L'association Wildlife Works a permis de créer plus de 300 emplois, mais aussi des ateliers de couture, une savonnerie et un centre d'informations. Elle commercialise aussi des crédits-carbone. Un tiers des revenus est versé aux communautés locales, sous la forme de projets sociaux.

 

Wildlife Works a permis à Lore de prendre conscience des problèmes auxquels sont confrontées les femmes dans cette région : pauvreté, chômage, absence de méthodes de planification familiale, familles séparées, violence, inceste... Les hommes abusent de l'alcool et d'autres drogues, et beaucoup de femmes doivent se débrouiller toutes seules.

 

Elle rencontra des groupes de femmes participant aux programmes sociaux de Wildlife Works et s'aperçut qu'elles fabriquaient de très beaux paniers. Mais elles n'avaient pas de clients. Lore décida donc de leur venir en aide en créant le projet « Hadithi », un mot qui signifie « histoire » en swahili. Derrière chaque panier, il y a un nom : chaque panier raconte une histoire à celui qui l'achète.

Une source de revenus salvatrice

La fabrication de paniers en sisal est également une tradition chez le groupe de femmes de Jora, village voisin de Kisimenyi. La plupart des femmes Taita transmettent ce savoir-faire de génération en génération. Ne vous y trompez pas : le tissage des paniers est plus compliqué qu'il n'y paraît. La fabrication d'un joli panier bien solide prend plusieurs jours. Les villageoises utilisent ces paniers dans leurs tâches quotidiennes, mais elles aimeraient aussi qu'ils constituent une source de revenus supplémentaires.

 

Ce petit supplément est vraiment le bienvenu, car près de la moitié des habitants du Comté de Taita-Taveta (au sud-ouest du Kenya) est sans emploi et vit sous le seuil de pauvreté. La vente des paniers leur apporte une certaine sécurité. Elle leur permet d'acheter une meilleure nourriture et d'envoyer les enfants à l'école. Certaines femmes utilisent cet argent pour acquérir des réservoirs d'eau ou des lampes à énergie solaire, acheter et élever des poules, et parfois même pour lancer leur propre affaire, par exemple un atelier de couture.

 

Dans cette communauté, l'art de la vannerie repose sur une tradition séculaire. Franchir l'étape de la commercialisation n'est pas chose aisée. Grâce à Lore et à son organisation, les paniers ont pu être distribués sur les marchés locaux et dans certaines boutiques. Aujourd’hui, ils sont même commercialisés en Europe et aux États-Unis.  

Des revenus et des formations

Aujourd’hui, Hadithi collabore avec 35 groupes et assure ainsi un revenu à 850 femmes. Lore est assistée sur le terrain par trois jeunes femmes (Mercy, Kate et Aggy), pour faciliter la logistique et mettre en place les projets de développement communautaire.

 

Les bénéfices générés par Hadithi sont intégralement reversés aux femmes, par l’achat de leurs paniers à un juste prix et la contribution à des actions de soutien et de formation. Les femmes ne se contentent pas de teindre les fibres de sisal et de tisser des paniers. Elles apprennent également à gérer leur argent et à avoir un meilleur sens de l'initiative.

 

L'organisation fournit également une aide pratique. Auparavant, les femmes ne trouvaient pas toujours des fibres de sisal de bonne qualité. Leurs propres cultures étaient parfois détruites par les éléphants et les grandes plantations vendent uniquement de gros volumes en vrac. En tant que représentante de ces 35 groupes, Lore peut négocier avec les producteurs et aider les femmes à obtenir des fibres de sisal de qualité au meilleur prix.

 

Hadithi vient désormais aussi en aide à d'autres ateliers artisanaux. Depuis l'année dernière, l'organisation bénéficie également du soutien de Solid. Les dons ont permis de construire une maison communautaire ici à Kisimenyi et dans le village de Makwasinyi.  Véritable refuge, le lieu permet surtout de créer des liens sociaux.

 

En travaillant ensemble, les membres découvrent chacun leurs talents et apprennent les uns des autres. Les discussions portent sur le tissage des paniers, mais aussi sur les relations affectives, l'éducation des enfants et la vie en général. L'une des membres, âgée de 95 ans, partage sa sagesse avec les plus jeunes. Cette maison communautaire devient ainsi une sorte de « conseil des sages ».

 

La fabrication de ces paniers a changé leur vie. Ce qui était autrefois une occupation comme une autre est devenue aujourd'hui une activité commerciale qui, outre les avantages matériels, renforce la communauté. Pour les personnes qui vivent uniquement de l'agriculture, les moyens de subsistance dépendent de facteurs naturels. Désormais, les habitants ont la possibilité de prendre leur destin en main.

 

Les fonds récoltés par Solid permettent également d'organiser des formations destinées à aider d'autres groupes de femmes à se perfectionner dans l'art du tissage.

Aux origines de l'association entre Solid, Ayacucho® et Hadithi

En 2000, les Verhelst, une famille d'entrepreneurs, a créé Solid, une fondation destinée à soutenir des projets qui leur tenaient à cœur dans certaines régions pauvres du monde. Objectif : mettre sur pied leur propre programme d'aide, en ciblant un lieu particulier. Leur choix s’est porté sur le village péruvien d'Ayacucho.

 

Dans la région d'Ayacucho , Solid lança d'abord un atelier de couture. C'est ainsi que tout a commencé : grâce aux bénéfices générés, la fondation a pu soutenir des projets sociaux. Solid a pu acquérir une solide expérience dans la mise en œuvre de projets de développement communautaire, avant d'étendre ensuite son action à d'autres régions. C'est ainsi qu’elle s'est associée en Afrique à Hadithi, l'organisation créée par Lore Defrancq.

 

Quand A.S.Adventure décida en 2009 de lancer sa propre marque de vêtements de plein air, le nom était tout trouvé : Ayacucho®. Chaque produit Ayacucho® vendu permet en effet de récolter des fonds pour Solid. Cet argent aide à financer des projets au Pérou et en Inde, et désormais aussi au Kenya avec le projet Hadithi. 

>> Pour en savoir plus sur la marque Ayacucho®, l'écosystème de Solid ou les projets de développement communautaire durable, cliquez ici !