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Un monde plus beau grâce à ces héroïnes

Ce ne sont pas les gens qui ont bon cœur qui manquent, mais on en entend rarement parler. Afin d’apporter une note positive aux longs mois d’hiver, nous vous présentons les chaleureux témoignages de Margo, Babette, Carine, Monique et Paul. Chacune à leur manière, ces personnes exceptionnelles ont trouvé le moyen de rendre le monde meilleur. Voilà une bonne dose d’inspiration pour vos bonnes résolutions !


Margo porte le bébé wallaby Eo sur son ventre depuis plusieurs mois

Que faisiez-vous le 22 mai 2021 ? Margo Laeremans se souvient très bien de cette date puisque c’est le jour où elle est devenue mère d’accueil du bébé wallaby Eo. Elle l’a glissé dans un sac de portage ventral, et il s’y trouve encore six mois plus tard. « En mars 2022, il sera assez grand pour être relâché sur une prairie privée », explique Margo. « En attendant, je le garde auprès de moi. »

Qui est Margo ?

Margo Laeremans a 42 ans et dirige avec son mari Rudy le centre de sauvetage des oiseaux et des mammifères de Heusden-Zolder.

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S’investit jour et nuit pour les animaux.

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Le premier bébé orphelin dont Margo s’est occupée était un taureau. Il a aujourd’hui quatorze ans et mène une vie heureuse.

Margo travaille au centre de sauvetage des oiseaux et des mammifères de Heusden-Zolder. C’est là que le petit kangourou a été amené. « Quand il est arrivé ici, il pesait à peine 470 grammes », se souvient Margo. « Aujourd’hui, c’est un chouette petit gars de 1,2 kilo. » Eo est arrivé au centre après la mort de sa mère. « Les gens vivant à côté de son pâturage l’avaient remarqué et voulaient essayer de l’élever eux-mêmes. » Mais l’entreprise s’est vite avérée trop lourde. « Un si petit wallaby est comparable à un bébé. Il faut le nourrir avec du lait adapté toutes les trois heures et veiller à maintenir une température ambiante constante d’environ 30 degrés. »

« Un si petit wallaby est comparable à un bébé. Il faut le nourrir avec du lait adapté toutes les trois heures et veiller à maintenir une température ambiante constante d’environ 30 degrés. »


Margo sut tout de suite ce qu’il lui restait à faire. Elle est allée chercher son sac de transport pour animal domestique – normalement conçu pour un chihuahua – et y a installé Eo. Depuis lors, le wallaby ne la quitte pratiquement plus. « Je l’emmène partout avec moi. Même au restaurant et à la porte de l’école. Le plus drôle, c’est que beaucoup de gens pensent que je suis enceinte quand ils voient cette bosse sous mes vêtements. Quand je leur dis que je porte un kangourou, ils me prennent pour une folle (rires). Jusqu’à ce que je leur montre Eo. Tout le monde le trouve adorable. »

 

L’adolescente de Margo l’a même un jour emmené à l’école. « Je devais passer une visite de contrôle à l’hôpital et Eo ne pouvait vraiment pas m’accompagner. Ma fille avait un examen ce jour-là. Elle a mis Eo dans le porte-bébé et lui a donné le biberon », raconte Margo en souriant. « Le directeur a donné son accord à condition que cela ne perturbe pas son examen. » Ça a été un grand jour pour toute la classe. « Tous les élèves se sont montrés très attentifs et curieux. Par la suite, ils ont même créé un livre photo. »

Eo a maintenant six mois. Bien à l’abri dans sa poche, il grignote des légumes et regarde autour de lui avec intérêt. « Le fait qu’il soit si curieux signifie qu’il est en très bonne santé », souligne Margo. « À partir de l’âge de huit mois, les kangourous commencent normalement à s’aventurer hors de la poche de leur maman, mais la météo ne s’y prête pas. » La nuit, Eo dort dans une couveuse qui le garde bien au chaud. « Il tient encore tout juste dedans. Nous sommes en train de construire une cage intérieure munie d’une lampe chauffante où il pourra se mouvoir librement. » À condition qu’il arrive à se passer de Margo… « Pour le moment, je le mets de temps en temps dans une cage. Tant qu’il me voit, ça va. Mais dès que je suis hors de vue, il se met à crier. »


« Je l’emmène partout avec moi. Même au restaurant et à la porte de l’école. »

Ce n’est pas la première fois que Margo « élève » un wallaby, comme elle dit. « Je l’ai déjà fait il y a dix ans avec une petite femelle. Elle a ensuite rejoint ses congénères et elle est en pleine forme. » Le même destin attend Eo. « Nous lui avons trouvé un bon foyer à une demi-heure de route d’ici. Les gens qui vont s’en occuper ont de l’expérience avec les wallabys. C’est important, car ces animaux requièrent des soins spécifiques. Ils ont par exemple besoin d’environ 20 mètres carrés d’espace extérieur par animal, d’un enclos extérieur chauffé et d’une nourriture appropriée… Je suis d’abord allée contrôler son nouveau foyer moi-même. Après s’être occupée d’un animal pendant si longtemps, on ne le donne pas à n’importe qui. »

 

N’aurait-elle pas préféré garder Eo près d’elle pour toujours ? « Le wallaby de Bennett, l’espèce à laquelle Eo appartient, est un animal grégaire. S’il restait seul ici, il serait malheureux. Ce serait en fait une forme de négligence. Ces animaux ont besoin de compagnie. Les nouveaux propriétaires ont promis de m’envoyer des photos et des vidéos. Et je peux lui rendre visite quand je veux. »


Babette (12 ans) veut venir en aide à la nature avec son projet « Blije Bijtjes »

L’été dernier, nous avons rendu visite à Babette Van de Merckt (12 ans) de Sint-Niklaas. Avec la baisse des températures, nous avons voulu savoir comment se portent ses 240 003 animaux de compagnie : un chien, deux chats et, depuis son dixième anniversaire, des milliers d’abeilles. Babette a reçu sa première ruche en cadeau de ses parents. Aujourd’hui, elle en a quatre. Avec son père Geert, elle veille à ce que les joyeuses petites abeilles de Babette (Babettes Blije Bijtjes comme elle surnomme ses amies volantes) ne manquent de rien. « Au printemps et en été, le jardin offre un véritable festin à nos abeilles », affirme Babette. « Pendant la belle saison, il se couvre de fleurs sauvages que les abeilles peuvent butiner pour leur pollen et leur nectar, juste à côté de leurs ruches. »

Qui est Babette ?

Babette Van de Merckt a 12 ans et vient de terminer l’école primaire.

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Elle habite à Sint-Niklaas avec ses parents et sa sœur Juliette (14 ans).

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Elle adore l’apiculture et l’équitation.

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Elle aime grimper dans son hamac dans l’arbre.

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Elle apprécie les feux de camp entre amis.

À l’approche de l’hiver, le calme règne dans les quatre ruches du jardin et aux alentours. Les bourdonnements estivaux se sont tus. Les abeilles hibernent et leurs apiculteurs aussi. Ils ne ressortiront leur combinaison – ou vareuse de protection, pour les connaisseurs – qu’au printemps.  « En hiver, nous n’ouvrons pas les ruches », précise Geert. « Lorsqu’il fait froid dehors, les abeilles consacrent toute leur énergie à garder la ruche au chaud. » Il faut donc attendre que le soleil soit plus haut dans le ciel pour voir si les abeilles ressortent. « L’hiver dernier, seule une de nos trois colonies a survécu au froid. C’est très dommage. »

« J’adore m’occuper des abeilles. Mais le plus chouette, c’est de partager cette passion avec mon papa. »


Les abeilles qui survivent jusqu’au printemps ont intérêt à s’être bien reposées, car un énorme travail les attend. « Les abeilles ouvrières ont pour tâche d’apporter entre autres le nectar, le pollen et l’eau à la ruche », explique Babette. « Cela se colle à leurs pattes et c’est ainsi qu’elles transportent la nourriture vers la ruche. C’est magnifique à voir ! »

 

Chaque ruche contient environ onze cadres dans lesquels les abeilles fabriquent du miel. Babette et Geert récoltent une partie de ce miel pour leur propre usage ou pour l’offrir à des amis. Juliette, la grande sœur (14 ans), en est particulièrement friande. « Elle ne peut s’empêcher d’en manger », s’amuse Babette.

 

« Pour compenser le miel que nous récoltons, nous proposons des nutriments supplémentaires aux abeilles sous forme de préparations sucrées », explique Geert. « Nous ne prélevons jamais tout le miel. C’est trop stressant pour les abeilles. »

La venue des abeilles a permis à Babette de réaliser son rêve. Mais Geert apprécie aussi vivement de s’en occuper. « Disons que Babette et moi avons tous deux été piqués par le microbe des abeilles ! », plaisante-t-il. Ce hobby commun a permis au papa et à sa fille de se rapprocher. « J’adore m’occuper des abeilles », confirme Babette. « Mais le plus chouette, c’est de partager cette passion avec mon papa. »


Les « Pink Ribbonettes » pagaient ensemble pour favoriser leur guérison après un cancer du sein

C’est rose et cela passe chaque dimanche sur les canaux de Turnhout et de Lier. Qu’est-ce que c’est ? Les Pink Ribbonettes ! Ces groupes d’anciennes patientes atteintes d’un cancer du sein pagaient dans un canoë ou un bateau-dragon pour favoriser leur guérison. « Nous n’avons pas besoin de parler pour nous comprendre », affirme Carine Van Hoppe (57 ans), qui a fondé le club de Turnhout il y a cinq ans. Monique Quaeyhaegens (70 ans) a fait de même à Lierre.

Qui sont Carine et Monique ?

Carine Van Hoppe (57 ans) et Monique Quaeyhaegens (70 ans) habitent à Oud-Turnhout et à Lierre.

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Elles ont chacune créé un club d’aviron de Pink Ribbonettes il y a cinq ans.

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Elles ont toutes les deux vaincu le cancer du sein.

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Leur couleur préférée est – comment pourrait-il en être autrement ? – le rose.

« Lorsque le temps est trop mauvais, il nous arrive de sauter une semaine », avoue Monique en souriant. « L’âge moyen de nos participantes est également plus élevé qu’à Turnhout. Mais nous tenons bon, car nous apprécions ces moments partagés. »

 

C’est un médecin canadien qui a eu l’idée de faire ramer ensemble d’anciennes patientes atteintes d’un cancer du sein. Le traitement du cancer du sein implique souvent l’ablation des ganglions lymphatiques dans l’aisselle. « Autrefois, on parlait de “bras sacré”, qu’il fallait utiliser le moins possible », indique Carine. « Jusqu’à ce que ce médecin de Vancouver recommande au contraire de l’exercer le plus souvent possible. La pratique de l’aviron est idéale, car elle stimule le drainage lymphatique. »

 

En plus d’être l’exercice idéal, l’aviron favorise aussi l’entraide. « Rassurez-vous, nous ne passons pas notre temps à parler du cancer du sein ou à pleurer », précise Monique. « Mais si l’une d’entre nous traverse une passe difficile, elle peut se confier à nous. Après notre séance d’aviron, nous discutons autour d’un verre. Ce sont des moments précieux. »

« Cela a l’air très amusant, et ça l’est, mais les femmes qui n’ont pas vécu cette épreuve n’imaginent pas ce que nous devons endurer. »


« Un chouette club dont on préférerait ne pas faire partie. » Voilà comment Lies Bax décrit les Pink Ribbonettes. Chaque dimanche, elle rejoint fidèlement le club de Turnhout pour pagayer. « Cela a l’air très amusant, et ça l’est, mais les femmes qui n’ont pas vécu cette épreuve n’imaginent pas ce que nous devons endurer. J’ai moi-même eu un cancer du sein il y a huit ans. Les contrôles annuels restent très stressants. »

 

Les deux clubs entretiennent des liens étroits avec le club de kayak local, qui héberge leurs bateaux. À Turnhout, les Pink Ribbonettes mettent leur bateau-dragon à l’eau sur le canal Dessel-Schoten. « À Lierre, nous naviguons sur les canaux intérieurs dans un canoë que nous empruntons au club », explique Monique. « En cours de route, nous recevons souvent de belles réactions. Nous sommes toujours habillées en rose et ne passons donc pas inaperçues. Souvent, les gens nous applaudissent ou nous adressent un pouce levé. Un jour, quelqu’un a même jeté un euro dans notre bateau quand nous passions sous le pont. »

Du haut de ses 70 ans, Monique est la force vive du club de Lierre. « Je vais tout faire pour que nous puissions continuer, mais nous aimerions aussi attirer des femmes plus jeunes. Si le club de Lierre ferme un jour, je me rendrai à Turnhout pour rejoindre l’équipage de Carine », conclut-elle avec un sourire.

 

Envie de rejoindre les Pink Ribbonettes ou de fonder votre propre club d’aviron ? N’hésitez pas à contacter ces dames


Un bibliothécaire transforme sa bibliothèque en hôtel pour plantes

À en croire Paul Buschmann, il travaille dans la plus belle bibliothèque de Flandre. Mais il y avait selon lui encore moyen de faire mieux. En tant que bibliothécaire de la bibliothèque de la faculté de philosophie et lettres de l’université de Gand, il a pris l’initiative d’ouvrir un hôtel pour plantes l’été dernier. « Nous avons ainsi pu héberger les plantes qui seraient autrement restées orphelines dans les kots, ou que les étudiants auraient dû ramener à la maison », explique-t-il. L’hôtel a affiché complet en un rien de temps. « Nous avions fixé la limite à 100 plantes, mais la demande était si importante que nous nous sommes retrouvés avec 150 pensionnaires. »

Qui est Paul ?

Paul Buschmann (54 ans) vit à Lo-Reninge, entre Veurne et Diksmuide.

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Il est bibliothécaire de la faculté de philosophie et lettres de l’université de Gand.

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« Même si cela peut paraître ennuyeux », il aime la lecture et la marche.

Les plantes ont été soigneusement réparties sur les trois niveaux de la bibliothèque. Les plantes demandant à être arrosées deux fois par semaine ont été installées au rez-de-chaussée, tandis que les spécimens pouvant se contenter d’un arrosage hebdomadaire ont trouvé place au premier étage. « Le deuxième étage était réservé aux plantes exceptionnelles, comme les cactus. Je m’attendais d’ailleurs à ce qu’ils soient plus nombreux, mais la plupart des étudiants ont sans doute supposé qu’ils seraient capables de survivre quelques mois dans un kot vide ? »

« Cet été, on se serait cru dans la jungle. Impossible de ne pas être de bonne humeur au milieu de toute cette végétation. »


Pendant trois mois, toutes ces plantes ont été entourées des meilleurs soins par les collaborateurs de la bibliothèque ayant la main verte. En cas de doute, ils pouvaient faire appel à l’expertise d’une jardinerie à Merelbeke. « Ils sont venus plusieurs fois pour vérifier si toutes les plantes étaient encore en bonne santé. » Et c’était le cas. « Finalement, seules deux plantes n’ont pas franchi la ligne d’arrivée », précise Paul. « Je suis très heureux que la grande majorité ait survécu à l’été. D’autant plus que la plupart des élèves semblaient vraiment attachés à leurs plantes. »

 

Question popularité, le Pilea peperomioides, ou plante à monnaie chinoise, est l’incontestable numéro un. Le coup de cœur de Paul est l’Alocasia, aussi appelée oreille d’éléphant. « Cet été, on se serait cru dans la jungle. Impossible de ne pas être de bonne humeur au milieu de toute cette végétation. C’est pourquoi nous envisageons de donner à certaines plantes une place permanente dans notre bibliothèque. Un peu de verdure crée une ambiance agréable. »

Une chose est sûre : l’hôtel pour plantes rouvrira ses portes l’été prochain. Paul et son équipe acceptent avec plaisir cette charge de travail supplémentaire. « Notre bibliothèque renferme 500 000 livres, dont nous connaissons à tout moment l’emplacement. L’administration, ça nous connaît ! (rires). »

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Il y a mille et une façons de rendre le monde meilleur. Commencez par vous-même et progressez par étapes. Rien qu’en examinant d’un œil critique l’impact de nos vêtements, nous pouvons déjà faire la différence !


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