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Start to jut : comment faire de jolies trouvailles sur la plage

Vous adorez le beachcombing ou vous débutez dans la recherche de coquillages ? Qu’à cela ne tienne ! Grâce aux conseils de recherche suivants, vous pourrez agrandir votre cabinet de curiosités à vue d’œil. Avant de partir, il est bon de toujours prévoir un sachet ou, mieux encore, une boîte solide dans votre sac à dos. Ainsi, vous risquez moins d’endommager vos précieuses et souvent fragiles trouvailles avant de rentrer chez vous. Prévoir un petit sac pour ramasser les déchets est toujours aussi une bonne idée. Une pelle, un tamis ou un filet peuvent également s’avérer très utiles, mais ils ne sont pas indispensables. Ce que vous ne devez surtout pas oublier ? Votre œil de lynx et une bonne dose de patience. 


Explorez la ligne de marée

Vos chances de réussite augmenteront bien entendu si vous savez où chercher. Le meilleur endroit où chercher est la ligne de marée, la ligne qui indique où l’eau est passée à marée haute. C’est là que vous ferez les meilleures trouvailles. Il se peut également que vous distinguiez deux lignes de marée. Les gros coquillages lourds, comme les bulots et les coques, se retrouvent dans cette zone, ainsi que les capsules d’œufs, les carapaces de crabes et les squelettes de seiches.

 

Vous préférez les coquillages plus fins et avez le sens du détail ? Dans ce cas, rendez-vous sur la plage environ deux heures avant la marée basse et marchez dans le sens de la marée descendante. Dans les ondulations sur la plage, dans les amas d’algues ou le long des jetées, vous trouverez souvent des coquillages de taille plus modeste, comme la turritelle, l’olive de mer et la macoma balthica. 

Le meilleur moment pour explorer la plage

Capturer des coquillages et d’autres trouvailles de la plage, c’est comme faire du jogging – on peut le faire n’importe où, n’importe quand ! Certains moments conviennent toutefois mieux ou moins bien :

  • Le meilleur moment correspond au temps froid et venteux. En cas de tempête en particulier, il faut se dépêcher d’aller à la plage, car le vent arrache alors énormément de coquillages du sable. (Ne sortez bien entendu qu’après la tempête.)
  • Les conditions idéales sont réunies si vous faites du beachcombing à la mer du Nord et que le vent vient de l’est ou de l’ouest. Si un fort vent d’est souffle pendant quelques jours, vous augmentez alors vos chances de trouver des étoiles de mer, des crabes et des coquillages spéciaux.
  • Si le vent souffle du sud-ouest, ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas besoin de vous dépêcher car dans ces conditions, quasiment rien de nouveau ne s’échoue sur le rivage. En effet, le vent du sud-ouest souffle l’eau de mer parallèlement à la plage. (Ceci ne s’applique bien entendu qu’à notre côte belge, l’orientation de la mer étant différente à d’autres endroits. Gardez surtout un œil à la situation locale.)
  • Si vous êtes à la mer mais qu’il n’y a pas grand-chose à ramasser, ramassez quelques déchets sur la plage. La vie en mer et dans les dunes vous en sera reconnaissante.

Les capsules d’œufs et squelettes font toujours mouche

Peut-être avez-vous déjà vu cette petite forme rectangulaire noire à quatre protubérances sur la plage ? À première vue, elle ressemble à un simple morceau de plastique. En réalité, il s’agit d’une capsule d’œuf de raie : une fabuleuse découverte sur la plage. Cette coquille renferme un bébé raie ! Lorsqu’il est prêt à naître, après quelques mois, la capsule de l’œuf se déchire et la petite raie glisse au-dehors, tel un vaisseau spatial sortant du vaisseau mère. La coquille vide est ensuite rejetée sur le rivage et, si vous regardez de plus près, vous pouvez même apercevoir la fissure. Si la capsule d’œuf a un aspect verdâtre et présente des filaments bouclés aux coins, vous avez mis la main sur une capsule d’œuf de roussette.

Vous avez trouvé quelque chose qui ressemble à un morceau de mousse de polystyrène rejeté par la mer ? Regardez-y à deux fois, car il pourrait bien s’agir d’une capsule d’œuf de bulot. Cette grande limace de mer pond ses œufs dans ce petit conglomérat ultraléger. Tous les œufs n’éclosent pas… Les 3, 4 ou 5 premiers petits bulots qui sortent, mangent le reste de la capsule d’œuf – un paquet de nourriture composé de leurs frères et sœurs, en quelque sorte… Sur la digue, les bulots sont plus connus dans leur version cuisinée : la caricole.

Une autre chose que vous avez probablement déjà trouvée, mais dont vous ignoriez probablement à quel point elle était spéciale : l’os de seiche. Cette espèce de meringue jaune pâle à blanche, en forme d’amande, est en fait le squelette ou la coquille de la seiche, un magnifique calmar rayé. Si le calmar n’avait pas cette coquille, il s’effondrerait comme du pudding. Cet os de seiche est souvent suspendu dans les cages des canaris afin de leur assurer un apport supplémentaire en calcium.


Sur la trace des fossiles !

Incroyable mais vrai : à la mer du Nord, environ 40 % des coquillages trouvés sont des fossiles ! Si demain vous ramassez un coquillage, il se peut qu’il ait été vidé par une mouette la semaine dernière, mais il peut tout aussi bien dater de millions d’années. Fascinant, n’est-ce pas ?

Envie de chercher encore plus de fossiles ? Dans ce cas, il faudra passer au « Niveau 2 des trouvailles sur la plage » pour une après-midi de « chasse aux dents de requin », une activité populaire à Cadzand (Pays-Bas). On peut notamment aussi dénicher des dents de requin à Blankenberge et dans le magnifique parc naturel du Zwin, même s’il vous faudra toujours une bonne dose de chance.


Sur les traces d’un meurtre

Enfant, un coquillage percé d’un petit trou constituait-il toujours pour vous le point idéal pour y enfiler la chaîne d’un collier ? La prochaine fois que vous ferez ça, rappelez-vous que ce petit trou est la trace… d’un meurtre. C’est comme ça : ce trou est fait par des escargots prédateurs, généralement un pourpre petit pierre ou une petite natice. Ils s’installent sur une coquille bivalve renfermant un mollusque vivant. La créature garde bien entendu ses deux coquilles fermement serrées l’une contre l’autre. Pendant plusieurs jours (!), l’escargot prédateur perce un petit trou dans la coquille avec sa langue râpeuse. Lorsqu’il a terminé, il injecte un acide par le trou et le pauvre mollusque se dissout de sorte que l’escargot prédateur peut simplement aspirer sa nourriture.


Bénies soient les algues !

Si vous voulez trouver des algues, il vaut mieux entamer vos recherches à marée basse. Il existe des centaines d’espèces d’algues de toutes sortes de couleurs et toutes les espèces sont (dans une certaine mesure) comestibles. Mieux encore, nous mangeons en moyenne un kilo d’algues chaque année, car on en trouve notamment dans la crème glacée, sous la forme d’agar-agar, un épaississant fabriqué à partir d’algues. Heureusement, l’algue est un aliment très sain. La laitue de mer vert clair, par exemple, contiendrait jusqu’à 25 fois plus de fer que la viande ! On peut trouver cette espèce à partir de mai jusqu’à l’été. Attention : aux Pays-Bas, il faut un permis pour récolter des algues. En Belgique, il n’existe pas (encore ?) de véritable loi sur le sujet.

Vous aimez, vous aussi, sauter sur les « boules » d’algues et les éclater ? Trois espèces remarquables dotées de vésicules sont le goémon noir, le fucus vésiculeux et le fucus spiralis. Le fucus vésiculeux se reconnaît à ses petites vésicules disposées par paires, tandis que le goémon noir présente des vésicules « solitaires ». Ces vésicules sont remplies d’air, c’est pourquoi elles « éclatent » si bien lorsqu’on les écrase. Les vésicules du fucus spiralis ne contiennent pas d’air mais une substance gélatineuse. Il est donc impossible de les faire éclater. Le fucus spiralis présente également des vésicules disposées par deux, mais on n’en trouve que sur la partie supérieure de l’algue. Leur pourtour se caractérise par des bords jaunâtres ondulés.


À propos des étoiles de mer, des bernacles et des « cacas de sable »

Les étoiles de mer peuvent sembler mignonnes, mais ce sont des tueuses de sang froid – du moins en ce qui concerne les mollusques comme les moules. Une fois qu’une telle étoile de mer se fixe sur une coquille de moule, la moule est fichue. La moule a beau essayer de fermer ses deux coquilles, l’étoile de mer, grâce aux ventouses qui équipent ses tentacules puissants, tire sur les coquilles jusqu’à ce que la moule n’en puisse plus et lâche prise. Cette lutte peut durer des heures. Si l’étoile de mer perd un bras lors d’un combat ou à cause d’un prédateur plus volumineux, pas de problème. Il repoussera plus tard (généralement dans une version plus courte). Les étoiles de mer sont plus susceptibles d’être repérées dans les mares jouxtant les digues et les brise-lames. Elles aiment se dissimuler parmi les petites colonies de moules.

Nous connaissons tous les moules, mais saviez-vous que des bestioles vivent aussi (ou ont vécu) dans ces bernacles ? À marée basse, lorsque les bernacles ne sont pas immergées, leurs plaques restent fermées. Lorsque l’eau monte, la coquille s’entrouvre et laisse apparaître quelques petites branchies. Ce qui permet à la bernacle de « ratisser » de minuscules morceaux de nourriture dans l’eau de mer. Une fois la marée basse revenue, la coquille se referme à nouveau.

Autre phénomène très fascinant : ces drôles de tortillons ou « cacas de sable » produits par l’arénicole ou le ver de vase qui mange du sable. Il en extrait de minuscules morceaux de nourriture comme des restes d’algues, de toutes petites bestioles et même des bactéries. Il ne peut pas digérer le sable proprement dit qui ressort donc par la queue. Devant chaque « caca » de sable, environ 5 à 20 centimètres plus loin, vous trouverez généralement aussi l’autre côté de sa galerie en forme de U, un trou en forme d’entonnoir creusé dans le sable.


De super méduses

Haïes par beaucoup, les méduses qui vivent dans nos contrées ne sont pourtant pas si nuisibles que cela. Mieux encore, ce sont justement des créatures super cool car elles n’ont pas de cerveau, pas de sang, pas de cœur… et pourtant elles sont bel et bien vivantes !

 

Toutes les espèces de méduses irritent (au sens de piquer/brûler), mais pour certaines l’effet urticant est plus violent que pour d’autres. Cependant, vous ne devez pas paniquer si vous êtes victime d’une brûlure de méduse : la blessure occasionnée peut être désagréable, comme si vous étiez tombé dans des orties, mais ce n’est généralement pas dangereux. L’idée que vous devez uriner sur la plaie est une pure fable. L’eau douce et le vinaigre sont d’ailleurs aussi à proscrire. Il suffit, dans un premier temps, de nettoyer le point douloureux à l’eau de mer ou d’appliquer quelque chose de froid par-dessus. Si nécessaire, vous pouvez gratter les tentacules restants à l’aide, par exemple, d’une carte bancaire. La méduse n’ayant pas de cerveau, elle ne peut pas vous poursuivre afin de vous « attraper ». Elle ne peut pas choisir où nager. Une méduse se contente de suivre le courant et peut tout au plus adapter sa trajectoire en contractant en cadence son ombrelle. Une malencontreuse collision entre vous et l’une de ces créatures peut bien entendu toujours se produire.

« Nos » quatre espèces de méduses

Voici les quatre méduses les plus courantes à la mer du Nord, dont deux seulement sont (un peu) dangereuses.

  • Si vous vous faites piquer par une méduse lune dotée sur leur partie supérieure de quatre « gonades » (en forme d’oreilles), vous ne sentirez presque rien. Vous ne devez absolument pas craindre que des spécimens soient rejetés sur le rivage. On croise des méduses lunes tout au long de l’été.
  • En automne, il est possible d’apercevoir une méduse rhizostome bleue, tout aussi inoffensive.
  • Si vous voyez une sorte de bourbe bleue briller sur la plage au printemps ou en été, il est plus probable qu’il s’agisse d’une cyanée bleue. Elle peut occasionner de graves brûlures et se confond facilement avec la méduse à crinière de lion, encore plus dangereuse. Il vaut mieux l’éviter, car même si elle est échouée sur le rivage, vous risquez de vous faire piquer. 
  • Enfin, il y a la méduse boussole, une somptueuse invitée de l’été aux rayures de couleur brun-rouge en forme de V, tout aussi douloureuse.

Trois espèces récurrentes d’oursins

Les oursins, ou du moins leurs squelettes, s’échouent parfois sur la plage. La bestiole proprement dite ne s’y trouve généralement plus. Ces trois espèces sont courantes dans nos contrées :

  • À notre humble avis, l’oursin vert (ou grimpeur) est le plus beau de tous les oursins. Dans la mer, cet échinoderme est couvert d’épines couleur artichaut. Lorsqu’il s’échoue sur le rivage, il ne reste généralement qu’une boule blanche délicate.
  • Le deuxième oursin est l’oursin-cœur ou souris de mer. Il ressemble à un oursin vert, mais est un peu plus grand et moins symétrique.
  • Et le petit dernier de la famille : la fève de mer. Il mesure à peine un centimètre et ressemble à un bouton percé de deux petits trous. On en trouve partout, même dans le sable des plaines de jeux, à l’intérieur des terres.

À vous de jouer !

Enfin, voici le dernier conseil en or pour devenir un expert du beachcombing : gardez les yeux bien ouverts à tout moment et en tout lieu. Même si vous ne disposez que d’un quart d’heure, même s’il n’y a pas eu de tempête, même s’il pleut… Allez toujours jeter un œil sur la plage. En général, on trouve les plus belles choses au moment où on s’y attend le moins. Et dans le cas contraire, n’est-il pas bénéfique de respirer le bon air marin ?

 

Grâce à ce guide pour débutant, vous devriez être en mesure de bien progresser dans votre collection de « trouvailles ». Mais attention, car dorénavant, les promenades sur la plage ne seront plus jamais pareilles…

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