
Le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ne désigne pas un seul sentier, mais tout un entrelacs d’itinéraires. Au Moyen Âge, des milliers de pèlerins se rendaient à pied à Saint-Jacques-de-Compostelle. C’est ainsi que sont nés les différents itinéraires européens qui mènent tous à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice espagnole. Aujourd’hui encore, ces itinéraires attirent chaque année près de 300 000 marcheurs et cyclistes.
• Née en 1973
• Accompagne des groupes de femmes sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle
• @inge_compen
© Inge
« Mon premier pèlerinage, en 2014, a été le fruit d’une décision spontanée. J’avais besoin de prendre du recul et de retrouver la sérénité d’une vie plus simple. J’ai demandé à mon père de m’accompagner, et il a directement accepté. Cette marche a changé beaucoup de choses : j’ai découvert en chemin toute la force du coaching et, dès l’année suivante, j’ai décidé d’accompagner moi-même des femmes sur les Chemins de Compostelle. Depuis, j’ai marché jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle d’innombrables fois et j’ai été témoin de magnifiques prises de conscience, chez moi comme chez les autres. »
« Je suis adepte des programmes structurés. Deux mois avant mon départ, je prévois 3 randonnées par semaine dans mon agenda, que j’honore comme de vrais rendez-vous. Pas d’excuses ! J’utilise souvent des programmes pour allonger progressivement les distances. En deux mois, on peut tout à fait s’entraîner pour passer de 0 à 21 km. Tout le monde peut faire un tel pèlerinage, même sans avoir l’habitude de beaucoup marcher. »
Je suis convaincu(e) que tout le monde peut marcher un Camino met le bon entraînement.
« J’ai fait mes premiers pas sur le Chemin Français au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port. Par la suite, j’ai accompagné des groupes sur les 200 derniers kilomètres, à partir de Villafranca del Bierzo, et j’ai parcouru le Chemin Portugais au départ de Ponte de Lima (environ 150 km). L’an dernier, j’ai choisi la tranquillité du Chemin du Nord, en marchant d’Irun à Bilbao (environ 150 km) pendant une semaine. Chaque itinéraire est unique et présente ses propres défis. »
« Bien sûr ! Physiquement, j’ai souffert d’une inflammation au genou lors de mon premier pèlerinage. J’ai marché pendant 32 jours avec une genouillère et des anti-inflammatoires, parce que l’envie de continuer était plus forte que la douleur. Mais le mental aussi est parfois mis à rude épreuve. Quand on traverse un passage à vide, chaque kilomètre semble interminable. Mais c’est justement ce qui fait toute la richesse de l’expérience : dans ces moments-là, une rencontre particulière ou un bel échange avec un autre marcheur peut soudain vous redonner de la force. »
Le Chemin de Compostelle, c’est comme la vie : tout n’est pas toujours rose, mais les beaux étapes en pleine nature et les rencontres en valent largement la peine.
« Lors de ma première randonnée vers Saint-Jacques-de-Compostelle, j’ai trouvé dans une auberge la carte de visite d’une autrice canadienne qui accompagnait des groupes. Une petite voix intérieure me disait de la prendre. De retour chez moi, je lui ai envoyé un e-mail, et cet échange m’a donné le déclic dont j’avais besoin pour me lancer moi-même comme coach de randonnée. Des années plus tard, je l’ai croisée "par hasard" sur le Chemin de Compostelle, et elle m’a demandé d’accompagner un groupe pour elle. La boucle était bouclée ! Cela crée entre les gens des liens qu’on n’aurait jamais imaginés au départ. »
• Né en 1992
• Aime la marche, la randonnée et les tours de magie
• @belgianhiker
© Floris
L’ambiance entre les marcheurs sur le Chemin de Compostelle est vraiment unique.
« Le film The Way, la route ensemble, qui raconte un pèlerinage à Compostelle, a éveillé ma curiosité. Les récits d’autres randonneurs m’ont également donné envie de vivre cette "expérience magique". Depuis, je suis déjà allé seul 2 fois jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Lors de mon premier pèlerinage sur le Chemin Français, j’ai rencontré énormément de gens, et les liens que l’on tisse pendant une telle aventure sont tout simplement inestimables. C’est ce qui m’a poussé à me lancer sur le Chemin Primitif. »
« Pendant mes jours de congé, je m’entraînais avec un sac à dos bien rempli, jusqu’à pouvoir marcher 25 km par jour sans difficulté, aussi bien sur terrain plat qu’en Ardenne. Sur le Chemin Français, je me suis vite rendu compte que ces 25 km étaient le minimum et, au bout d’un moment, j’en faisais 30 par jour sans problème. Pour le chemin Primitif, je me suis un peu moins entraîné, car je savais que je pouvais tenir la distance. Mais avec son dénivelé important, cet itinéraire est nettement plus exigeant. »
« J’ai parcouru le Chemin Français, soit 800 km au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port dans les Pyrénées françaises, en 31 jours, avec un détour de 4 jours jusqu’au phare du cap Finisterre. J’ai ensuite bouclé le Chemin Primitif, soit 320 km depuis Oviedo, en 13 jours. Les deux itinéraires ont un début très exigeant, avec un dénivelé important. »
Si vous survivez à votre premier jour sur le Chemin Français, vous arriverez jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.
« En cours de route, j’ai rencontré un homme qui parcourait le Chemin Français pour la deuxième fois. La première fois, il l’avait fait "par accident". Il était parti sans se rendre compte que l’itinéraire faisait 800 km. Et il a tout simplement continué à marcher, jusqu’à arriver au bout du chemin. Cette fois-ci, il voulait parcourir le chemin en pleine conscience. J’ai trouvé son histoire incroyable. »
« Cela peut paraître cliché, mais on se retrouve avec à soi-même. D’abord physiquement : mon corps a dû s’habituer aux courbatures et à la fatigue. Puis, à mi-parcours, j’ai eu une baisse de moral : j’étais fatigué et ma maison me manquait. C’est là que l’ambiance du Chemin de Compostelle prend toute son importance. J’aime marcher seul, mais les moments conviviaux avec les autres marcheurs, le soir, me remontaient le moral. »
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