Comment nos A.S.Ambassadeurs ont-ils vécu le confinement ?

Que se passe-t-il lorsque vous avez l'habitude de voyager autour du globe pour publier les plus belles photos sur Instagram et qu'une pandémie sévit dans le monde entier ? Nos A.S.Ambassadeurs Ines Goovaerts et Bernd Van de Cruys nous en parlent.


« J'ai découvert des endroits dont je ne soupçonnais pas l'existence dans mon propre pays ! »


© Ines Goovaerts

CARTE D’IDENTITÉ

Ines Goovaerts

28 ans

Photographe spécialisée dans la vie sauvage et la nature

Plus assoiffée de voyages que jamais

@inesgoovaertsphotography


Quelle a été votre première pensée lorsque le confinement a débuté ?
« Honnêtement, "Le bonheur !" Pas de distractions et l'occasion d'enfin me consacrer à ma to-do list. J'y ai coché des choses qui y figuraient depuis plus de deux ans ! »

 

Dans quel domaine de votre vie le confinement a-t-il eu le plus d'impact ?
« Avant la crise du coronavirus, je voulais faire toujours plus en moins en moins de temps. Et j'oubliais de penser à moi... Grâce au confinement obligatoire, qui a littéralement mis un terme à mon sprint, j'ai eu le temps de reprendre mon souffle et de terminer le parcours à un rythme plus lent. Maintenant, je cours un marathon au lieu d'un sprint » (rires)

 

Comment avez-vous appris à mieux connaître votre environnement immédiat pendant cette période ?
« J'ai commencé à voir dans la nature de plus en plus de choses que je remarquais à peine auparavant. Je me suis mise à regarder plus et mieux : au sol à la recherche de traces, autour de moi et le paysage. Un tas de pelotes de réjection m'a conduite au nid d'un hibou moyen duc. Je n'avais jamais vu ça ! Je suis donc devenue plus attentive aux détails. J'adorais "the big picture", mais avec le confinement et le ralentissement de la vie, je me suis davantage intéressée à la macrophotographie. Et j'ai aussi appris à apprécier la beauté de la Belgique. En tant que photographe nature, vous avez tendance à aller dans des endroits exotiques, mais lorsque cela n'a plus été possible, j'ai découvert des endroits dont je ne soupçonnais pas l'existence dans mon propre pays. Le Rapide de la Lesse, les Lacs de l'Eau d'Heure, mais aussi la descente de la Dyle ont été autant de découvertes pour moi. »

 

Qu'avez-vous appris de cette crise ? Y a-t-il des choses que vous allez appréhender différemment dorénavant ?
« Absolument. Je serai moins encline à réserver un billet d'avion pour une destination lointaine pour passer du temps dans la nature. Il suffit de jeter une tente et un sac à dos dans la voiture et de partir à l'aventure ! Parce que la beauté se trouve souvent près de chez soi... »

 

La crise du coronavirus chamboule-t-elle vos projets d'avenir ?
« Eh bien, j'ai toujours travaillé comme photographe de la faune et de la flore dans le secteur du tourisme, mais celui-ci se porte très mal suite à la crise. Heureusement, en tant qu’indépendante, j'ai la liberté de changer de cap à la dernière minute. Pourquoi s'inquiéter de quelque chose que l'on ne peut absolument pas contrôler ? Vivre ici et maintenant est mon nouveau crédo. »


Conseils d'Ines pour découvrir l'intérieur du pays

  • Rapide de la Lesse à Belvaux : « Un vrai bijou caché dans ma propre région, le long des rives de la Lesse. On accède à ce lieu magique par un sentier pédestre qui commence près du camping de Belvaux. »
  • Lacs de l’Eau d’Heure : « Sur les conseils d'un ami, j'ai voulu découvrir ces lacs si populaires dans le Hainaut. Pas un joyau aussi caché que le Rapide de la Lesse, mais si vous dénichez une petite place tranquille, vous aurez vraiment le sentiment d'être à l'étranger. »
  • Descente de la Dyle à Louvain : « Cette rivière qui serpente dans la nature et à son rythme est une véritable oasis de quiétude. Avec ma bulle sociale, nous avons rempli six sacs avec les ordures pêchées dans la rivière, qui est donc un peu plus propre maintenant. » (Clin d'œil)
  • Astuce supplémentaire : « Ouvrez bien vos mirettes et observez la vie sauvage ! Pendant le confinement, j'ai pu observer de plus en plus d'animaux se baladant tranquillement. Mon cœur pour la nature faisait chaque fois un bond, à l'image de ce petit daim. »

« Grâce au confinement, j'ai pu voir mon fils grandir »


© Bernd Van de Cruys


CARTE D’IDENTITÉ

Bernd Van de Cruys

37 ans

Observateur passionné de la vie sauvage

Papa d'un petit garçon de 9 mois

@berndvdc


Quelle a été votre première pensée lorsque le confinement a débuté ?
« Lorsque le Conseil national de sécurité a annoncé le confinement de la Belgique, j'ai surtout pensé : vais-je encore pouvoir sortir ? Et faire du sport ? Cela fait un moment que je télétravaille à temps plein et à la fin de ma journée, j'ai vraiment besoin de sortir et de bouger. »

 

Dans quel domaine de votre vie le confinement a-t-il eu le plus d'impact ?
« Grâce au télétravail obligatoire, j'ai pu voir de près mon petit garçon, né le 4 décembre, grandir au quotidien. Je suis très reconnaissant d'avoir pu vivre tous ces petits moments ! D'un autre côté, je déplore que mes projets de voyage soient toujours en suspens. Quelques petits voyages et un autre plus important ont été reportés à cause des vagues de coronavirus à mes différentes destinations. »

 

Comment avez-vous appris à mieux connaître votre environnement immédiat pendant cette période ?
« Une fois que nous avons été autorisés à nous promener à nouveau en voiture dans les bois avec notre fils, j'ai littéralement exploré toutes les zones vertes repérées dans mon quartier sur Google Maps. Le site Internet www.originelewandelingen.be, en particulier, offre une mine d'idées intéressantes ! Souvent, je sortais juste de chez moi et commençais à marcher dans le quartier, à la recherche d'un nouvel itinéraire. La commune de Schoten et ses environs n'ont quasiment plus de secrets pour moi. » (rires)

 

Qu'avez-vous appris de cette crise ? Y a-t-il des choses que vous allez appréhender différemment dorénavant ?
« Partir loin a toujours été mon réflexe, mais grâce au confinement, je suis parti à la découverte de mon propre environnement et j'ai appris que la Belgique a plus à offrir qu'on ne le pense. Autour d'Anvers, surtout, le passé militaire est très présent dans le paysage, avec de vieux forts, des bunkers, des fossés antichars... En tant que photographe, j'essaie d'être encore plus attentif aux petits détails, comme un ancêtre garé dans la rue ou une façade au charme fou, et de mettre moins l'accent sur les panoramas impressionnants ou les pôles d'attraction connus. Le coronavirus est également une source d'inspiration. Il m'est arrivé de prendre de belles photos d'un masque buccal suspendu au rétroviseur d'une voiture. Qui aurait pensé un jour que ce serait "tendance" ? (rires) Aujourd'hui, je pense davantage en termes de reportage et complète les images grandioses de choses futiles pour un ensemble plus esthétique. J'ai aussi pris l'habitude d'emporter mon appareil photo partout et à tout moment, afin d'avoir la chance d'immortaliser des moments vraiment spontanés. »

 

La crise du coronavirus chamboule-t-elle vos projets d'avenir ?
« En tant que travailleur indépendant, j'ai particulièrement pris conscience de la nécessité de diversifier mes revenus. À l'avenir, je vais donc essayer d'acquérir de nouvelles compétences - comme écrire des articles sur Medium ou réaliser des vidéos YouTube - pour être plus indépendant en temps de crise ou de confinement. »


Conseils de Bernd pour découvrir l'intérieur du pays

  • L'arboretum de Kalmthout : « Il est toujours utile de savoir que vous ne devez pas forcément vous rendre à Kyoto pour prendre une photo d'une forêt de bambous !
  • Le Vordensteinpark à Schoten : « Ce beau parc au coin de ma rue possède un beau jardin de fleurs, butinées par la colonie d'abeilles locale. »
  • Le Muziekbos à Renaix : « Dans la Geuzentoren, construite en 1864 par le propriétaire de la forêt de l'époque, vous pouvez profiter d'une vue unique. »
  • De Uitlegger à Brasschaat : « La Première Guerre mondiale a laissé de nombreuses traces dans cette petite réserve naturelle, notamment un bunker dissimulé dans le paysage. »

Vous souhaitez découvrir d'autres endroits surprenants dans votre propre pays ? Mettez vos chaussures de randonnée et suivez le balisage blanc-rouge ou jaune-rouge des chemins GR dans toute la Belgique.


Personne ne résiste à l'attrait des forêts et des champs de notre pays. Avec cette check-list, vous ne manquerez de rien lors de vos explorations pédestres.


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