Carnet de voyage : Le Costa Rica vu par Nathalie Meskens

L’actrice et présentatrice Nathalie Meskens a été totalement conquise par le Costa Rica, un pays d'Amérique centrale. Durant trois semaines, elle s'est baladée à travers une nature magnifique et a découvert les meilleurs spots de surf, une jungle luxuriante et des lieux apaisants où pratiquer le yoga.  

« La pura vida… comme disent les Costaricains lorsqu’ils parlent de la vie en ce petit coin de paradis sur terre. Je le savais avant de partir, mais ce n'est qu'aujourd’hui que je le ressens jusqu’au plus profond de moi et comprends réellement ce que cela signifie. Et je suis heureuse de partager ici cette expérience avec vous ! »

De l’aventure, mais un lit confortable

« Il n'y a rien de plus captivant que de partir à la découverte d’un pays qui vous a toujours fait rêver. Mais mes attentes étaient tellement élevées ! La réalité serait-elle à la hauteur ? Et bien sachez que le Costa Rica m’a comblée ! Si vous n’y êtes encore jamais allé, je vous le conseille vivement !

« Lors de la préparation de mon voyage, j’ai dû tout réserver avant le départ, ce dont je ne suis pas coutumière. Février et mars sont en pleine haute saison. Tous les hôtels-boutiques sympas étaient complets (et ceux qui restaient étaient inabordables). J’aime l’aventure, mais le soir, j’apprécie quand même de me glisser dans un vrai lit, en sachant que la femme de chambre aura pris soin de chasser tous les petits intrus rampants. Que les choses soient claires : je ne vise pas le grand luxe, c’est de toute façon totalement impayable au Costa Rica. »

San José, point de chute idéal

« J’avais trois semaines pour découvrir le Costa Rica ; par conséquent, je n’ai pas pu visiter tous les jolis endroits. » Vous pouvez grosso modo partager le pays en deux : la côte Pacifique et les Caraïbes. Il faudra donc que j’y retourne pour le côté Caraïbes »

« Nous avons entamé notre périple dans la capitale, San José. Après un vol de 12 heures, j’avais besoin de faire une pause avant de poursuivre le voyage. Pour avoir fait de nombreuses recherches en ligne, je savais plus ou moins à quoi m’attendre : des musées, quelques statues importantes, quelques pièces d’art sur les petites places, un marché couvert… Ce n’est pas vraiment une ville où se balader tranquillement après le coucher du soleil, mais je ne m'y suis jamais réellement sentie en insécurité. 

« San José est plutôt un point central depuis lequel vous pouvez débuter votre voyage ou partir en excursion dans les environs. Le volcan Arena et ses sources naturelles d’eau chaude, la cascade de La Paz et les différents parcs nationaux, par exemple, se situent à quelques heures de voiture à peine. »

Les Ticos et Ticas, chaleureux et serviables

« Mon ami et moi dormions dans un simple petit hôtel à San Ana, un quartier de la périphérie. Étant donné le décalage horaire, à 4 heures nous étions déjà levés. Direction la reconnaissance à pied dans le quartier. Le soleil se lève et nous sommes étonnés de voir que de nombreuses personnes sont déjà debout et circulent à vélo dans les montagnes avant que la chaleur ne rende les déplacements impossibles. Nous sautons dans un bus avec les locaux qui se rendent au travail ou à l’école sans vraiment savoir où nous allons. Les Ticos et Ticas – c’est ainsi que l’on appelle les hommes et les femmes du Costa Rica – sont d’une nature particulièrement calme. Ils sont en outre particulièrement respectueux et propres ; rien n’est jeté à côté de la poubelle dans le bus. »

« Ils ne parlent pas tous anglais, ce qui peut laisser penser, au début, qu’ils ne veulent pas aider. C'est pourtant tout l'inverse. Les Costaricains sont incroyablement chaleureux et serviables. Une demi-heure plus tard, nous nous rendons compte que nous n’avons de toute évidence pas choisi la bonne direction. Nous descendons du bus et empruntons un autre bus local vers le centre. Je ne suis pas réellement impressionnée par cette ville ; j’ai donc hâte de débuter la journée suivante. »

La forêt vierge en Uber

« Braulio Carrillo, l’une des plus grandes forêts vierges du Costa Rica, fait partie de mes priorités. Ce qui aurait en principe dû être une course d’une heure avec Uber – qui n’est d’ailleurs disponible qu’à San José – se transforme rapidement en un voyage de 3 heures à cause de travaux sur la route. Nous avons donc le temps de discuter avec Caroline, notre chauffeuse, une avocate vénézuélienne qui a été contrainte de fuir son pays à cause de la situation politique. » 

« Elle est tellement reconnaissante d’avoir pu trouver du travail et un lieu où s’installer avec ses enfants. Bien qu’Uber soit illégal ici, elle peut ainsi envoyer ses enfants à l’école et entretenir sa famille restée au pays. Le Costa Rica est un pays accueillant. Je viens juste d’y arriver, et pourtant, ce pays me procure beaucoup de fierté. » 

« N’est-ce pas frustrant de troquer son emploi d’avocate pour un boulot de chauffeuse de taxi ? ai-je alors demandé à Caroline. "Je n’y pense pas. Je suis contente de pouvoir malgré tout gagner ma vie et d’être en sécurité", m’a-t-elle répondu. Une réponse qui me laisse pensive et m’oblige à me promettre de ne plus considérer que tout ce que je possède est parfaitement normal alors que des millions de personnes sur cette planète doivent se battre chaque jour pour leur survie. »

Un sourire et un chaleureux « por favor »

« Nous arrivons au parc national, mais le guide est déjà parti. Fort heureusement, nous possédons le miraculeux sésame du Costa Rica : un sourire et un chaleureux "por favor". Les locaux se plient en quatre pour vous rendre service et vous aider. Nous commençons à avoir une idée de ce que représente la pura vida. Un peu plus tard, nous sommes en route avec notre guide, Lio. » 

« La balade est extrêmement belle. Je suis littéralement amoureuse de la forêt vierge, de sa faune et de ses bruits. Mon guide me permet même de m’approcher à 20 centimètres d’une tarentule et d’une « balle de fusil », une fourmi dont la piqûre peut vous faire hurler de douleur. Ces fourmis sont utilisées dans certains rites initiatiques afin de prouver votre bravoure. Colibris, paresseux, sapajous... Je suis comme une enfant de cinq ans au zoo, sauf qu’ici, c’est la réalité… »

La tyrolienne est la cerise sur le gâteau. Aussi touristique soit-elle, je recommande cette activité. Le sentiment de voler au milieu d’une nature à couper le souffle est indescriptible. »

Surfer et méditer au milieu des personnalités

« Il est maintenant temps pour nous de nous diriger vers notre premier spot de surf. Nosara est une destination idéale pour partir à l'assaut des vagues avec une planche de surf. C’est aussi la Mecque du yoga sur la côte Pacifique. Je ne m’intéresse donc pas à la plage de Tamarindo, beaucoup plus connue et plus populaire. » 

« Nosara tient toutes ses promesses : un paradis du surf et un temple du yoga où la nature et l’alimentation saine sont à l’honneur. Le village est petit, vous pouvez vous déplacer à pied ou à vélo, ou encore circuler en quad. Et tous les délices du monde sont concentrés dans quelques petites rues proches de l’océan. Alors qu’en Belgique, j’ai parfois le sentiment d’être une cliente difficile, ici, je bois du petit lait ! »

« Chaque matin, nous sommes réveillés par une famille d’alouates, appelés chez nous singes hurleurs. Ce n’est pas le réveil le plus doux qui soit... C’est comme s’ils souhaitaient vous prévenir d’une catastrophe apocalyptique à 5 heures du matin. Ceci dit, à 6 heures, vous êtes quand même sur votre planche de surf pour profiter des meilleures vagues. Existe-t-il un moyen plus agréable de démarrer la journée que sur une planche de surf dans une eau délicieusement chaude ? » 

« Un monde totalement neuf s’ouvre à moi. Il ne s’agit pas d’un simple spot de surf. On peut y rencontrer des personnalités en train de travailler, ainsi que de nombreux photographes armés d’un téléobjectif puissant. Mais aussi des surfeurs amateurs, de sorte que je ne me sens pas intimidée. D’autre part, j’affronte désormais la mer et la puissance des vagues avec confiance, ce qui n'était pas le cas avant. C’est même le lieu idéal pour reprendre le surf. Je surfe chaque jour au lever et au coucher du soleil. Terminer la journée sur votre planche avec une magnifique jungle inaltérée en toile de fond a des effets méditatifs : les exercices intenses s’associent alors à une parfaite quiétude de l’esprit. »

Les plus beaux spots de surf au Costa Rica

J’ai visité personnellement les spots de surf qui suivent, mais le pays en compte naturellement beaucoup d’autres. Voici ce que vous devez savoir en matière de surf :

 

· Playa Hermosa

Break type : beach break

Niveau de difficulté : moyen à difficile

Ride direction : droite et gauche

 

· Playa Guinones (Nosara)

 Break type : beach break

 Niveau de difficulté : tous niveaux

 Ride direction : droite et gauche

 

· Playa Santa Teresa

Break type : beach break

Niveau de difficulté : tous niveaux

Ride direction : droite et gauche

 

· Playa Carmen

Break type : beach break

Niveau de difficulté : tous niveaux

Ride direction : droite et gauche

 

· Playa Cabuya (Montezuma)

Break type : point break

Niveau de difficulté : tous niveaux

Ride direction : gauche

 

>> CONSEIL : « Un bon écran solaire est indispensable. Ne vous en passez surtout pas, sans quoi votre peau brûlera très vite.

Un peu d’ombre et du yoga

« Après quelques heures de surf, il est temps d’aller chercher l’ombre. Vous avez donc largement le temps de prendre votre petit-déjeuner ou votre déjeuner, d’aller découvrir l’une ou l’autre cascade, de participer à une séance de yoga ou de vous détendre dans le hamac en attendant votre prochaine séance de surf. De plus, les environs de Nosara et les petits villages de pêcheurs valent largement la peine d’être visités. Je ne m'en lasse pas. »

« Intercaler une séance de yoga s’avère parfois un peu excessif. Par conséquent, je m’y adonne moins que je n’en avais l’intention (initialement, tous les jours). Pourtant, le yoga reste une activité fantastique en cet endroit. Les lieux exceptionnels ne manquent pas : en haut d’une colline avec vue sur la mer, au milieu de la jungle, ou dans un espace semi-couvert. Alors que je suis dans une position dont je n’arrive pas à me défaire, un impressionnant iguane à la recherche de nourriture passe devant moi. »  

« L’encadrement est par ailleurs également fantastique : les professeurs, de très haut niveau, mais les autres élèves aussi me laissent parfois pantoise. Et tout ça sous une température de plus de 30 °C. »

Les endroits préférés de Nathalie Meskens où pratiquer le yoga

· Bodhi tree yoga resort (Nosara)

Réalisez la posture du « chien tête en bas » dans la jungle. Face à tant de beauté naturelle, il vous est littéralement impossible de fermer les yeux... Endroit au top !

 

· Horizon Ocean View (Santa Teresa)

Yoga au dernier étage d’un mini écohôtel. Vous jouissez d’une vue magnifique sur la mer depuis la colline. Après la séance, profitez d’un petit-déjeuner ou d’un déjeuner sur la petite terrasse, en dessous de l’abri où les cours de yoga sont dispensés. Houmous et crêpes sans gluten à s'en pourlécher les babines !

 

· Pranamar (Hermosa)

Meilleur cours de yoga sur la plage. Après la séance, vous pourrez déguster un inoubliable guacamole et un délicieux poco loco au restaurant, les pieds dans l’eau.

Vers Santa Teresa en bateau de pêche

« Après une semaine, nous troquons Nosara pour le sud de Nicoya Peninsula et Santa Teresa. Le voyage par la route, au milieu de toute cette poussière ne me dit rien qui vaille. Ne pouvons-nous pas prendre le bateau ? Notre destination ne se situe qu’à 130 kilomètres. Malheureusement, aucune entreprise maritime ne propose le voyage. Il n’y a même pas le moindre port dans les environs. » 

« Mais c’est sans compter sur le sympathique professeur de surf local. Quelques instants plus tard, j’ai en poche le numéro de téléphone de plusieurs pêcheurs qui accepteraient de nous y emmener. Au début, ils nous demandent une fortune, mais après une négociation rondement menée, nous obtenons un prix raisonnable. Nous marchons dans l’eau avec notre bagage sur la tête pour monter à bord du bateau. 

« La ligne d’horizon est incroyable : infinie, vierge, tellement puissante ! Lorsqu’un groupe de dauphins vient jouer autour de notre bateau, je suis émue aux larmes. Des larmes de bonheur. J’ai alors le sentiment d’être la personne la plus riche au monde ! En bruit de fond, le jeune pêcheur diffuse un air de reggae. »

National geographic en live

« Nous arrivons dans un village de pêcheurs perdu, à proximité de Santa Teresa. Nous devons nous familiariser à la nouvelle ambiance. La longue rue principale qui traverse Santa Teresa regorge de bars à jus branchés, de petites galeries, de magasins et de restaurants. L’offre est de nouveau composée de spots de surf, de leçons de yoga dans la forêt, de délicieux plats véganes et de bars de plage où vous pouvez savourer l’un des plus beaux voyages de votre vie confortablement installé dans un hamac. » 

« Alors que j’escalade les rochers à la recherche d’un endroit où pratiquer du snorkeling, je trouve un chevreuil mort. Il a sans doute dû tomber à marée haute et n’a pas pu remonter sur les rochers glissants. Dans quelques heures, les vautours arriveront. Après une formidable excursion avec palmes, masque et tuba, je les vois déjà tournoyer au-dessus de leur proie. Pour la citadine que je suis, c’est un peu comme si je vivais en direct un enregistrement de National Geographic. »

« Santa Teresa est plus grande que Nosara. Plus animée aussi, même si l’animation demeure très relative. Une agréable ambiance années 60 baigne la ville. Des chiens slaloment au milieu du trafic. Les gens et les écoliers évoluent au milieu des mobylettes et des quads. Beaucoup transportent des planches de surf. Un vrai sentiment de liberté règne au milieu de ce chaos où chacun fait néanmoins preuve de suffisamment de discipline. » 

« Le Costa Rica n’a pas seulement conquis mon cœur, il a aussi volé mon âme et tout mon être. J’espère pouvoir garder ce sentiment bien après mon retour. En Belgique, nous oublions souvent de profiter de la vie. Je me fais la promesse de ne plus me laisser envahir autant par le stress et de réserver davantage d’énergie pour les choses qui valent réellement la peine. Un voyage au Costa Rica vous change radicalement. Vous pouvez me croire !

Boire et manger au Costa Rica : un festin

· Beach dog Cafe (Nosara)

Vous y trouverez aussi bien de la « junk food » classique que des alternatives véganes. J’y ai dégusté les meilleures pizzas véganes et sans gluten de ma vie. Ambiance agréable et détendue et musique live le mercredi.

 

· Katana (Santa Teresa)

Excellent restaurant japonais servant les meilleurs sushis et dim sums farcis aux champignons. Vous pouvez également y déguster un délicieux saké.

 

· Rocamar (noorden van Santa Teresa)

Un endroit idéal pour déjeuner sur la plage. Au menu : des plats branchés comme la salade de chou frisé, les tacos au poisson et les hamburgers (à la viande, au poisson ou végétariens). Le lieu est également idyllique au coucher du soleil que vous pouvez admirer tout en savourant une délicieuse caïpirinha aux fruits de la passion en apéritif.

 

· La Luna (Playa Peleda)

Restaurant jouissant d’une excellente situation puisque c’est le seul sur la plage dans toute la région. Chaque plat est préparé avec soin et goût. L’atout principal demeure toutefois la situation. 

 

· Étals de jus de coco et de fruits en rue

Mes pauses favorites. Après une session de surf ou simplement pour se rafraîchir, dégustez un délicieux jus de coco frais, directement dans la noix. Le fruit est délicieux. 

 

>> ASTUCE : ici, les bonnes connexions Internet sont plus rares que le nombre d’heures dans une journée. Par conséquent, il vaut mieux surfer sur les vagues que sur le net, sans quoi la frustration est garantie. La connexion est très lente et les déconnexions fréquentes. Une situation toutefois idéale si vous voulez déconnecter complètement.

>> Vous avez envie de partir à la découverte de contrées (plus) ensoleillées, mais n’êtes pas partant pour un long voyage en avion ? Ces cinq îles baignées de soleil se situent à moins de cinq heures de vol.