Les plus beaux métiers d’extérieur

Avec le souvenir encore vivace de leurs vacances (actives), les travailleurs qui passent le plus clair de leur temps à l’intérieur peuvent s’estimer heureux de trouver dans leur emploi du temps chargé un moment pour faire une courte promenade à midi. Et si vous pouviez passer toute la journée dehors, à respirer de l’air sain ? Ces chanceux ont établi leur lieu de travail dans la nature.

Frederik Vroom, soigneur d’arbres

 

La semaine de travail ?
« En moyenne, je travaille trois jours par semaine. Comme la plus grande partie de mon quotidien consiste à élaguer des arbres, ce ne serait vraiment pas très malin de travailler quand il neige ou gèle. Quand il fait très chaud, je commence à 5h pour descendre de l’arbre avant que le soleil soit au zénith. Outre les nombreux travaux d’élagage et de déblayage, il m’arrive aussi d’enlever un arbre mort ici et là. J'abats rarement des arbres. »

 

Les avantages ?
« Je suis autonome dans mon travail et je découvre de magnifiques parcs et jardins. Mais ce qui me ravit le plus, c’est le monde des arbres : un univers unique et inaccessible pour beaucoup. Dès que je grimpe dans un arbre, j’entre dans un univers inexploré. »

 

Les inconvénients ?
« Soigneur d’arbres est un travail très physique : j'utilise du matériel très lourd dans des conditions météorologiques extrêmes. Mon emploi du temps en est complètement tributaire. Par ailleurs, je suis constamment obligé de naviguer entre les souhaits du client et ce qui est bon pour l’arbre. La négociation me prend plus de temps que vous pourriez l'imaginer. Et comme je dois transporter beaucoup de matériel, je dois généralement me déplacer en voiture. Dans ma journée de travail, c’est un moment durant lequel je ne peux respirer l’air frais. Mais si j’en ai l’occasion, j’y vais en vélo cargo. »

 

Les compétences ?

 

« La difficulté réside dans la maîtrise d’un éventail de connaissances et compétences : connaissance et maîtrise du matériel, (re)connaissance des essences de bois, évaluation de la résistance à la rupture des branches, diagnostic des pathologies… et il faut être un bon grimpeur, travailler efficacement et en toute sécurité. Une fois que vous maîtrisez tout cela, vous profitez vraiment du travail en plein air. »

 

Identikit

 

- Frederik Vroom

- 38 ans

- Soigneur d’arbres depuis 11 ans, il s’occupe de la santé des arbres et corrige les changements qui ont des répercussions négatives sur ceux-ci. 

Lies Staes, collaboratrice du projet réseau pédestre De Merode

 

La semaine de travail ?
« Je travaille actuellement à mi-temps et suis sur le terrain tous les jours ouvrables. Je marche pour procéder à l’inventaire des sentiers et dresser la carte d’un certain nombre de facteurs, comme le revêtement, l’expérience et l’accessibilité. En automne, je passe plus de temps au bureau. Je me base sur mon inventaire pour établir un nouveau réseau pédestre, accompagné d’un guide d’information et d’un plan. »

 

Les avantages ?
« Chaque jour est une petite aventure ! Je découvre des coins magnifiques en pleine nature et j’ai la chance d’observer la faune : écureuils, cerfs, rapaces, etc. Pour ceux qui adorent passer du temps dehors, qui aiment marcher et profiter de la nature, c’est vraiment un métier de rêve ! Et autre bonheur : sur le terrain, j’ai la joyeuse compagnie de mon chien. »

 

Les inconvénients ?
« Je n'en vois pas pour l’instant. Enfin si… ce projet prendra fin en août 2020. »

 

Les compétences ?
« Il est indispensable d'être bien organisé et de garder une bonne vue d’ensemble sur le projet. De même, il est primordial de communiquer et de se concerter avec les différents partenaires de l’espace ouvert (pouvoirs publics et associations locales actives dans les domaines de la nature et du paysage, de l’agriculture et du tourisme). » 

 

Identikit

 

- Lies Staes

- 33 ans

- Travaille depuis 3 ans comme collaboratrice de projet chez Wandelnetwerk De Merode

Geert Van Speybroek, fondateur de l’Outdoorschool

 

La semaine de travail ?
« Du lundi au jeudi, je travaille souvent au bureau. En fin de semaine, on se lance dans les préparatifs logistiques des programmes proposés par l’Outdoorschool. Le vendredi, je me rends généralement dans les Ardennes pour tout organiser sur place. Il m’arrive aussi régulièrement de passer dans notre campement sauvage Cap Sauvage ou dans notre bivouac permanent Backpackers’ Camp pour effectuer quelques travaux d’entretien. »

 

Les avantages ?
« L’alternance entre le travail de bureau et les activités en plein air : c’est l’équilibre idéal pour moi. Je ne connais pas la routine ! Nous proposons des cours de randonnée en montagne, de trekking et de survie, mais aussi des activités sur mesure pour les groupes et entreprises. Mon métier m'entraîne souvent à l’étranger et je rencontre aussi énormément de gens. Chaque année, nous participons au week-end Groot Bushcraftweekend de Natuurpunt et j’ai déjà fait quelques belles expéditions au Pérou, en Norvège et au Canada. »

 

Les inconvénients ?
« L’absence de routine, c’est fantastique, mais cela peut aussi être fatigant. Je ne sais pas combien de temps je vais réussir à maintenir ce rythme de vie, mais pour le moment, cela me permet de rester jeune d’esprit ! »

 

Les compétences ?
« Il faut être business minded pour survivre dans ce secteur. De nombreux passionnés d’outdoor échouent malgré leurs bonnes idées et leur engagement total. J’essaie de mettre à profit mes années d’expérience dans différents domaines outdoor tout en dirigeant avec succès une entreprise. Je participe donc régulièrement à des formations en Belgique et à l’étranger pour améliorer mes compétences. » 

Identikit

 

- Geert Van Speybroek

- 55 ans

- Il a fondé Backpackerscamp en 2000. Celle-ci propose, en Belgique comme à l’étranger, de nombreux cours et ateliers sur la vie en plein air pour petits et grands.

LE SAVIEZ-VOUS : selon le dermatologue Thomas Maselis, de nombreux éléments prouvent qu’une bonne dose d’air frais avant 10 heures est bénéfique tant pour votre humeur que pour votre santé. C’est une bonne nouvelle pour toutes les personnes qui ne travaillent pas sur un bureau. Pensez aux éboueurs, ouvriers du bâtiment, sportifs de haut niveau, agriculteurs, marins, dockers, facteurs, guides-nature, jardiniers et gardiens de domaines provinciaux. Et les petits désavantages ? Les véritables travailleurs en plein air les acceptent avec le sourire.

Il manque un métier, non ? Le garde forestier, bien sûr !

>> Cliquez ici pour découvrir les différentes tâches et le lieu de travail en pleine nature de Steve Cox, garde forestier.

 

Ceux qui travaillent à l’intérieur méritent aussi une pause en plein air.

Il n’est pas toujours évident de pratiquer la marche au quotidien. Suivez nos conseils pour trouver un créneau libre dans votre emploi du temps !l