basket.timer.attention

basket.timer.time.is.running.out

Un Belge vient à bout de la jungle brésilienne… en courant


Un Belge vient à bout de la jungle brésilienne… en courant

Aucune frontière n’est trop éloignée pour l’ultracoureur de fond Lieven Van Linden. Aucun défi n’est trop grand. Cette fois, il se mesurera à la forêt amazonienne au Brésil, du 1er au 10 octobre lors du Brasil Jungle Marathon. L’ultramarathon long de 256 km s’étale sur sept jours : il mènera Van Linden à travers des sentiers de boue, des collines méchamment escarpées et des rivières sauvages. Tout sauf une partie de plaisir ? Eh bien, si ! C’est précisément ce que ressent Lieven Van Linden en pratiquant l’ultrafond : du plaisir !

Tester ses limites

« Les gens vous considèrent très vite comme de doux dingues lorsque vous leur dites que vous allez courir plus de 200 kilomètre pour le plaisir. Pour ma part, il s’agit de tester mes limites, tant physiques que mentales », souligne Lieven Van Linden. « Je veux savoir jusqu’où je peux amener mon corps et ce n’est pas en courant une petite heure le long du canal Albert que je le saurai. Attention, je suis parfaitement conscient que ce que je fais n’est pas sain – même les athlètes professionnels ne courent qu’un à trois marathons par an. J’exige beaucoup de mon corps. Trop, en vérité. Je me fais donc suivre par un médecin du sport qui établit mes entraînements et je me prépare très sérieusement à une course telle que le Jungle Marathon. Je ne me lance pas tête baissée. »

Je sais que ce que je fais n’est pas sain

150 km par semaine

Tout comme la plupart des autres participants, Lieven Van Linden n’est pas un athlète sous contrat d’une fédération, mais un fanatique qui combine sa passion pour la course avec un emploi à plein temps. « Je planifie mes entraînements avant et après mon travail. Je cours en moyenne de 100 à 150 km par semaine, selon mon programme d’entraînement. Cela implique de se lever tôt ou d’enfiler ses chaussures de sport très tard. Ce n’est pas idéal, mais j’en retire tellement de satisfaction.


Les collègues me soutiennent en m’offrant la possibilité de bien me préparer à la canicule et à l’humidité extrême que je devrai supporter au Brésil. Je travaille chez Reynaers Aluminium où il y a une chambre de chaleur : je peux m’y entraîner en courant sur un tapis roulant. Parce qu’il y a une grande différence entre courir à son aise sur les routes en béton en Belgique et tenir le coup dans la jungle brésilienne. »

Je cours en moyenne de 100 à 150 kilomètres par semaine

Parfaitement (non) préparé

Les conditions climatiques extrêmes font du Brasil Jungle Marathon une épreuve au sens littéral du terme. Pour laquelle il n’est pas possible de se préparer jusque dans les moindres détails. « Le sol marécageux est difficile à reproduire ici, tout comme la succession de pentes. Les dernières semaines précédant la course, je m’entraîne quelques fois avec mon sac à dos. Courir avec un sac à dos est déjà incommode en soi mais quand on y case 8,5 kilos d’aliments et 9 kilos de matériel qu’il faut trimbaler partout, c’est encore plus éprouvant. Le plus difficile à vivre sera sans doute le degré d’humidité qui atteint presque les cent pour cent. Aucun vêtement ne peut rester sec dans de telles conditions. Je dois donc m’attendre à courir tout le parcours avec des chaussures et des chaussettes détrempées. Je m’y habitue déjà ici en trempant dans l’eau mes chaussures et mes chaussettes au début de l’entraînement et ensuite au milieu du parcours. »

Le plus difficile à vivre sera le degré d’humidité de près de cent pour cent

It’s all in the mind

Ne pas pouvoir se préparer parfaitement au Jungle Marathon ne dérange pas trop Lieven. « Venir à bout du parcours sera bien entendu une épreuve physique très lourde, mais soixante, voire septante pour cent du résultat final dépendront de la force mentale du participant. Ce n’est donc pas trop grave si on ne se prépare pas parfaitement. Cela fait même partie du charme de la course. Vous vous aventurez en terrain inconnu et devez en prendre votre parti. C’est précisément ce que j’ai l’intention de faire au Brésil. 

Soixante, voire septante pour cent du résultat final dépendent de la force mentale

Brasil Jungle Marathon

Le Brasil Jungle Marathon est constitué de six étapes, réparties sur sept jours. Au total, il faut parcourir 256 km à travers la boue et les marécages de la forêt amazonienne. L’itinéraire précis n’est révélé que sur place. Mais les étapes de l’édition précédente se présentaient comme suit :

  • Jour 1 : 16 km (départ à 7 h – arrivée à 17 h 30)
  • Jour 2 : 25 km (départ à 6 h – arrivée à 17 h 30)
  • Jour 3 : 38 km (départ à 6 h – arrivée à 17 h 30)
  • Jour 4 : 22 km (départ à 7 h 30 – arrivée à 17 h 30)
  • Jours 5 & 6 : 89 km (départ à 5 h 30 – arrivée à 07 h le lendemain)
  • Jour 7 : 32 km (départ à 8 h – arrivée à 17 h)

Lieven n’est d’ailleurs pas le seul Belge au départ de cet ultramarathon. Il forme, avec nos compatriotes Kevin Borremans et Erik Scharpé, l’équipe belge qui vise une belle place au classement par pays.

Lieven va au Brésil et emporte …

Lieven ne part pas les mains dans les poches dans la jungle brésilienne. Sur le plan physique comme au niveau logistique, cet ultramarathon s’accompagne d’une check-list presque aussi longue que le parcours. A.S.Adventure s’est fait un plaisir d’apporter à cette aventure le soutien logistique approprié. Un aperçu du nécessaire à emporter.

Obligatoire :

  • Hamac avec moustiquaire
  • Aliments avant et pendant la course
  • Système d’hydratation avec maximum 2,5 litres d’eau
  • Insecticide en spray
  • Boussole
  • Épingles de sûreté (pour épingler le dossard)
  • Couteau
  • Trousse de secours avec désinfectant, bandage, sparadrap chirurgical, analgésiques, etc.
  • Tablettes de purification de l’eau pour dix litres d’eau au minimum
  • Tablettes de sel en suffisance pour toute la course
  • Sifflet d’urgence et deux light sticks
  • Briquet
  • Lampe frontale et piles de rechange

Recommandé :

  • Sac à dos
  • Crème solaire et baume pour les lèvres
  • Huile de massage
  • Argent en liquide
  • Casquette avec cache-nuque
  • Chaussures de course
  • Poudre de boisson isotone
  • Vêtements de course ((pensez également à un maillot à manches longues)
  • Miroir (pour envoyer un signal de détresse)
  • Couverture de sauvetage en feuille d’aluminium
  • Lunettes de soleil
  • Papier-toilette
  • Toiletpapier
  • Glow sticks
  • 1 m de bande adhésive élastique (pour les écorchures dues aux frottements de mon sac à dos)
  • Caméra GoPro
  • Vitamines supplémentaires

Lieven court à travers la jungle et mange… des rations d’astronaute

Jour 1 (7 h de course – 4 150 calories) :
Céréales avec une mangue, flocons d’avoine aux fraises, Péronin orange, deux cookies d’avoine, huit gels énergétiques, un shake de récupération, deux repas (poulet avec riz et chili con carne avec riz) et un pot de pudding au cacao.

Jour 2 (environ 9 h de course – 4 180 calories) :
Céréales avec une mangue, deux cookies d’avoine, Péronin orange, huit gels énergétiques, un shake de récupération, deux repas (poulet avec riz et spaghettis à la bolognaise) et un pot de riz au lait.

Jour 3 (environ 9 h de course – 4 300 calories) :
Flocons d’avoine aux fraises, deux cookies d’avoine, Péronin orange, huit gels énergétiques, un shake de récupération, deux repas (poulet avec riz et chili con carne avec riz) et crème aux pommes.

Jour 4 (environ 11 h de course – 4 670 calories) :
Céréales avec une mangue, deux cookies d’avoine, Péronin orange, huit gels énergétiques, un shake de récupération, deux repas (poulet avec riz et spaghettis à la bolognaise) et un pot de pudding de riz.

Jour 5 (environ 23 h de course – 9 030 calories) :
Flocons d’avoine aux fraises, deux cookies d’avoine, Péronin orange, huit gels énergétiques, un shake de récupération, deux repas (poulet avec riz et poulet sauce aigre-douce) et un pot de pudding au cacao.

Jour 6 (environ 7 h de course – 2 320 calories) :
Céréales avec une mangue, deux cookies d’avoine, Péronin orange, huit gels énergétiques, un shake de récupération.